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 Une semaine, un livre....

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florisse
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MessageSujet: Une semaine, un livre....   Mar 6 Juil - 14:25



Lors de recherches sur internet, je suis arrivée sur un site qui m'a donné l'envie de lire, de découvrir des auteurs, de voir de belles images... enfin, l'envie d'amener une bibliothèque dans notre médiathèque...

Chaque semaine, je vous ferai donc part du 'coup de coeur' que j'ai ressenti en littérature.

N'hésitez pas à intervenir si vous avez vu et lu l'ouvrage, de nous faire part de vos préférences du moment....

Cette semaine :

La Porte des enfers
de Laurent Gaudé - Actes Sud

Le résumé : C'est par une vengeance que commence l'histoire de 'La Porte des Enfers', puis par l'accident qui en est la cause. Au lendemain d'une fusillade à Naples, Matteo voit s'effondrer peu à peu toute sa raison d'être. Sa femme Giuliana disparaît. Lui-même s'enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans but les rues de la ville. Mais un soir il laisse monter en voiture un client étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l'impénitent curé don Mazerotti et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d'étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu'on peut y descendre...

La critique de Thomas Yadan : Immuable frustration que l’irréversibilité d’un passé douloureux. Dévoilement du tragique quand le destin se substitue à la volonté, quand l’imprévisible se pâme devant l’inéluctabilité. C’est l’expérience dramatique de Matteo et Giuliana qu’un tir de revolver mafieux dans les rues de Naples prive de leur jeune fils de 6 ans. Faire le deuil ou se venger seraient les choix traditionnels pour tenter de faire taire l’irrévocable. L’idée d’aller chercher l’enfant en enfer, par une porte dérobée de la ville italienne, sera celui de Laurent Gaudé dans ce nouveau roman palpitant. Et, loin de l’iconographie religieuse, le Goncourt 2004 a su traiter sans bondieuserie ni pathos des sujets englobés généralement dans le théologique et sonder en athée les thèmes de la mort et la souffrance. Aussi, la mémoire deviendra l’âme de l’incroyant et l’ultime secret de la porosité des mondes. Refusant également la notion de fantastique dans le sens de “science-fiction”, l’auteur célèbre les vertus littéraires de la mythologie comme interprétation primitive mais dense et complexe de la finitude, imperfection ou bienfait de la condition humaine. Engageant une écriture épurée, instinctive, intense, perçant avec rigueur mais affection l’intériorité des protagonistes, l’auteur de ‘La Mort du roi Tsongor’ subjugue le lecteur, forcément conquit par ces successions de tableaux aussi singuliers que surprenants. Jubilatoire la confection des personnages ; jubilatoire le déchirement physique et intérieur de la mère; jubilatoire cette descente en enfer où liberté d’écriture et débordement onirique participeront à une description dantesque de la géhenne.
Pour notre plus grand plaisir, Laurent Gaudé continue d’interroger, livre après livre, l’humanité même de l’homme et de transformer avec une tendresse fraternelle le sinistre de l’ici-bas en d’innombrables histoires envoûtantes.

Celle du Magazine littéraire : Laurent Gaudé se confronte, avec une grande puissance dramatique et une majesté solaire, aux pulsions, passions, grandeurs et folies dont l'humanité est également capable. Il se mesure (.. .) aux mythes évocateurs d'une possible communication entre le monde des vivants et celui des morts.

Quelques mots sur l'auteur : Laurent Gaudé connaît un succès mérité. Adepte d'histoires originales et denses, l'auteur de 'La Mort du roi Tsongor' a su réinvestir, en les modernisant, les genres trop délaissés de l'épopée ou de la tragédie. L'occasion avec la publication de son dernier livre 'La Porte des Enfers' d'interroger les thèmes de la mort et de la vengeance, aussi universels que poignants.

Bonne lecture

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Je suis convaincu que l'avenir appartient à la non-violence, à la conciliation des cultures différentes. C'est par cette voie que l'humanité devra franchir sa prochaine étape.Stéphane Hessel

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florisse
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Mar 3 Aoû - 10:06

coucou coucou coucou

Bon, d'accord, pas de passage pendant 3 semaines... Saison des vacances

Je vais vous parler d'un livre lu le soir, lorsque les filles étaient couchées...

La forêt des Mânes de J.C. Grangé

L'auteur : Vous connaissez peut-être : Les rivières pourpres, Le Concile de pierre, L'empire des loups....

L'histoire : ‘La forêt des Mânes’, la forêt des âmes des morts... les personnages de Jean-Christophe Grangé nous entraîneront comme souvent aux limites de la civilisation. Des terres ancestrales où des êtres nous éclairent sur les origines du mal qui touche la société occidentale. Certains lecteurs trouveront que la première partie du livre, qui se situe à Paris, est une agréable surprise. Grangé dresse avec finesse le portait de son héroïne : Jeanne, jeune femme déprimée aux amours catastrophiques, juge d'instruction de son état qui a une vision très élargie de sa fonction. Trois femmes sont assassinées, dépecées, dévorées selon le même rituel. Des pistes, des débuts d'explication psychiatriques, psychanalytiques, biologiques, historiques s'entremêlent. Comme à l’habitude, l’ensemble est fouillé, habile et extrêmement documenté.
Les plus assidus de Grangé attendront avec impatience le moment où l’héroïne obstinée s'envole sur la trace du tueur cannibale vers l'Amérique du Sud, dans une Argentine profonde portant les stigmates du régime des Généraux. Ils y trouveront leur compte de péripéties et d'invraisemblances et de personnages glauques aux confins de la jungle humide. Mais dans ce type de romans, les cheminements sont plus intéressants que le dénouement....

Ce qui est passionnant dans ce roman c'est l'étude psychologique des personnages, l'atmosphère oppressante,le mélange entre mythe et réalité...

Un lien qui nous parle du mythe : http://leadesaintjulien.vox.com/

Ce livre fait partie d'une trilogie 'du mal' : 'La ligne noire', 'Le serment des limbes' mais chaque histoire peut être lue séparément.

Bonne lecture

deuxcoeurs deuxcoeurs deuxcoeurs

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Marijo
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Mar 3 Aoû - 10:13

Bon ! Dès que j'ai un peu de temps ... un jour ... je l'espère !
Tes deux livres me tentent ma Flo ! ...



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florisse
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Jeu 5 Aoû - 6:43

coucou coucou coucou les filles,

Je rattrape mon retard...

Un livre que j'ai lu l'année passée mais que j'ai beaucoup aimé :



L'oracle della luna de Frédéric Lenoir -

L'histoire : Qui est Luna, la belle sorcière aux cheveux de feu ? Quelle malédiction frappe le blessé retrouvé dans sa cabane des Abruzzes. Qui sont les hommes masqués de noir acharnés à sa perte ? Quelles paroles terribles dissimule ce mystérieux parchemin qui ne doit surtout pas arriver jusqu'aux mains du pape? Au cour d'un XVIe siècle hanté par les querelles religieuses et philosophiques, le nouveau thriller historique de Frédéric Lenoir nous entraîne des palais aux prisons de Venise, du Mont Athos au bagne des corsaires d'Alger, de Jérusalem au ghetto de Chypre. Un roman d'amour et d'aventures où passion, mort, mystique chrétienne et soufie, astrologie et kabbale rythment la quête initiatique de Giovanni, le jeune paysan qui avait osé lever les yeux sur la fille des Doges.

L'auteur : Philosophe et sociologue, Frédéric Lenoir est docteur de l'école des hautes études en sciences sociales. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il a notamment co-dirigé 'L' Encyclopédie des religions', 'Le Livre des sagesses' et 'L' Encyclopédie des savoirs et des croyances sur la mort et l'immortalité'. Il dirige la rédaction du magazine Le Monde des religions.

Une critique : Comment ne pas etre completement absorber par l'épopée du jeune calabrais, Giovanni Tratorre
en plein coeur de la renaissance méditerranéenne? Outre le cadre historique et l'intensité
des personnages, c'est la dimension spirituelle et mystique de cet ouvrage qui m'a passionné.

Frédéric Lenoir nous offre un tour d'horizon des pensées qui ont forgés la culture méditerranéenne sous toutes ses formes. On passe de la philosophie humaniste à la théologie orthodoxe, du soufisme à la Kabbale hébraique.

Par ailleurs, la vie initiatique du héros nous transporte de Venise à Chypre, en passant par Alger et Jérusalem dans une vie palpitante.

Un livre pour tout ceux qui aiment les aventures historico-mystique.

" Exister est un fait, vivre est un art."

Je recommande chaleureusement ce livre. Il existe également en poche.

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Jeu 5 Aoû - 6:49

et un autre....



Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé -

L'histoire : Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L' Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.

L'auteur : Après le bac, direction l'école Estienne où Véronique Ovaldé passe un BTS édition, une façon comme une autre d'entrer dans le milieu littéraire lorsque l'on ne fait pas partie de ce cercle très fermé. Elle reprend des études de lettres par correspondance, travaille comme chef de fabrication et publie en 2000 un premier roman, 'Le Sommeil des poissons'. En 2002, elle signe, avec 'Toutes choses scintillant', une seconde oeuvre remarquée. Elle publie en 2005 'Déloger l'animal', une oeuvre incontournable de la rentrée littéraire. Dans son roman à la fois sombre et merveilleux 'Et mon coeur transparent' sorti en 2007, Véronique Ovaldé réussit de nouveau à créer un univers singulier. Deux ans plus tard, le succès ne se dément pas, 'Ce que je sais de Vera Candida' reçoit le prix Renaudot des lycéens et le prix France Télévisions.

La critique 'évènement' : Etonnante, Véronique Ovaldé, qui de livre en livre saute audacieusement d'un univers à l'autre. Après s'être brillamment essayée au polar dans 'Et mon coeur transparent', où elle mêlait avec subtilité intrigue et sentiments, c'est aux confins de l'Amérique latine qu'elle nous embarque dans 'Ce que je sais de Vera Candida'. Un roman brut, trivial, qui dévoile sans fard l'indignité humaine. Ici, les personnages évoluent dans des contrées préservées et portent des prénoms homériques mais subissent de plein fouet la cruauté du monde moderne. Enfants de viols, enfants d'incestes... Débarrassée de son halo d'exceptionnel, la progéniture apparaît sous son vrai visage, celui d'un fardeau qui scelle le sort de ses aînées. Mais quand certaines sont outrageusement dénuées d'instinct maternel, d'autres trouvent en ces symboles de renouveau la force de s'élever, de faire mieux que celles qui leur ont donné le jour. L'écrivain suit ses héroïnes dans leur découverte d'elles-mêmes, arpente avec la même ferveur paysages magiques et trottoirs inhospitaliers, éprouvant au passage l'intransigeance de la condition féminine. L'atmosphère chaude et envoûtante du Sud rappelle les ouvrages d'Isabel Allende. L'insoutenable légèreté des êtres évoque Milan Kundera. Fresque constellée de femmes courageuses, intrinsèquement éprises d'absolu et gonflées d'un orgueil salutaire, 'Ce que je sais de Vera Candida' puise au coeur de l'hérédité qui bat en chacun pour mieux saisir l'inconstance du destin. Sorte de conte de fées pour adultes lucides, il classe définitivement Véronique Ovaldé parmi les plumes les plus remarquables de la littérature française contemporaine.

Ecriture moderne pour une histoire qui se passe sur une île imaginaire. Histoire d'une lignée de trois femmes. Un roman qu m'a pris aux tripes....

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Mer 18 Aoû - 16:11

les Filles,

On en parle ce mois-ci, alors que l'auteur a écrit ce livre en 1996 !

Le titre me plaît ainsi que l'auteure enfin l'histoire où se mêle poésie, étude des sentiments et des états d'âme des personnages.

Les Tendres plaintes



de Yoko Ogawa.

L'histoire : Des êtres blessés. Fragiles. En reconstruction. Dans un lieu isolé, comme envahi par une nature apaisante et/ou inquiétante. Les tendres plaintes, le roman de Yoko Ogawa (dont la traduction a mis une petite quinzaine d’années à nous parvenir) est narré uniquement par Ruriko, sans contrepoint qui pourrait remettre en question sa vision des faits. Une femme en équilibre précaire, qui a pris la décision de quitter son mari infidèle, dont on soupçonne que l’esprit flirte avec un type de névrose difficilement identifiable. Le lecteur n’a pas le choix, il ne peut que suivre les pensées de cet esprit torturé, la façon dont elle raconte son passé et ses rencontres présentes, ses poussées de jalousie, ses inquiétudes, sa solitude, ses fantasmes. Dans ce monde flottant, où l’on pressent que perversité est soeur de douceur, Yoko Ogawa pousse parfois le symbolisme un peu loin. Juste un peu. Mais sa minutie obsessionnelle pour transcrire les états d’âme de son héroïne a quelque chose de fascinant, avec cette balance permanente entre tendresse et morbidité. Et le plus impressionnant est le don de Yoko Ogawa pour nous faire ressentir les choses, physiquement. Il n’est pas innocent que les principaux protagonistes du livre travaillent de leurs mains : Ruriko, calligraphe ; Nitta, facteur de clavecins et son assistante, Kaoru. Les autre sens sont aussi en alerte avec la musique de Rameau, les yeux que soignent le mari de Ruriko, les odeurs de la nature, omniprésente, le goût des mets des repas partagés qui sont l’occasion de révélations et de passages à l’acte. Sans parler du chien, sourd et aveugle, spectateur attentif et catalyseur de l’histoire. Plus la narratrice s’épanche, plus son mystère s’épaissit. La dernière scène est comme un renoncement, ou un nouveau départ. Comment savoir ?

L'auteure : A 13 ans, Yôko Ogawa lit 'Le Journal d'Anne Frank'. Elle découvre que des mots ordinaires, quotidiens, portent en eux une force de libération inouïe. Avec ce livre, elle rencontre les mots et la cruauté, de l'Holocauste ou d'Hiroshima. Depuis, elle écrit des livres sensuels et menaçants, de lentes déflagrations où l'initiation à la sexualité, à la mort, au sacré se ritualise dans la confrontation. Remarquée dès son premier roman, pour lequel elle obtient en 1988 le prix Kaien, la renommée de Yôko Ogawa ne cesse de croître, et, en 1991, elle remporte le prestigieux prix Akutagawa pour 'La Grossesse'. En français, plusieurs de ses textes sont disponibles chez Actes Sud, parmi lesquels 'Parfum de glace' ou 'Cristallisation secrète'. Ecrivain de la transgression calme, de l'attirance pour l'eau et les rêves, de la fascination pour les anomalies physiques et mentales, Yôko Ogawa écrit au calme, et aime à s'inspirer de la façon de sculpter d'un rien des histoires de gens à la manière de Paul Auster, Kawabata ou Murakami. En 2007, deux nouveaux recueils de ses nouvelles, 'Les Paupières' et 'La Bénédiction inattendue' trouvent le chemin des étals des librairies. Grâce à une oeuvre prolifique et riche, Yôko Ogawa est devenue l'une des romancières contemporaines les plus considérées.

Une critique : On comprend rapidement que chacun des personnages porte une blessure profonde. Ruriko en a même plusieurs. Outre son mariage en lambeaux, elle est stérile et le manque - d'enfant, de tendresse... - ou le vide semblent souvent sur le point de l'étouffer. À chaque fois, elle tire sa révérence, s'efface pour jeter l'ancre ailleurs.
Le roman s'ouvre sur un morceau joué inlassablement au violon par un enfant, un voisin de Ruriko ; il se referme sur un concert de clavecin à Tokyo. S'il fallait choisir quelques notes de musique pour décrire le personnage de Ruriko et ce qui se dégage de ce roman de Yoko Ogawa, il faudrait aller les chercher dans le mode mineur. Ce seraient des notes qui évoqueraient à la fois la douceur et la mélancolie. Yoko Ogawa a exploré dans d'autres textes d'autres timbres, d'autres couleurs, laissé monter la violence, la douleur, la passion. Je pense au roman L'annulaire, paru au Japon en 1994, ou à l'excellent Hôtel Iris, paru au Japon en 1996, la même année que Les tendres plaintes. Qu'une même plume puisse nous embraquer vers des mondes aux atmosphères si éloignées est tout à fait fascinant.
Pascale Truck (la vie littéraire).

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Mar 24 Aoû - 5:04



Dans un tout autre registre, un Guide.



Venise insolite et secrète de Thomas Jonglez et Paola Zoffoli

Découvrez les secrets de la basilique Saint-Marc sans aucun touriste, déchiffrez enfin les chapiteaux du palais des Doges, empruntez le seul canal souterrain de Venise à la recherche de la sculpture alchimique du cheval ailé, allez déjeuner dans un restaurant exceptionnel caché dans une maison de pêcheur de la lagune, ouvrez l'oeil sur les traces de la Teriaca, ce breuvage miracle qui fut longtemps fabriqué à Venise, déchiffrez les peintures de la Scuola di San Rocco selon les principes de la kabbale hébraïque ou la construction de San Francesco della Vigna selon ceux de la kabbale musicale, visitez un cimetière souterrain inconnu, poussez les portes des palais et des monastères pour vous promener dans des jardins insoupçonnés, admirez l'extraordinaire bibliothèque oubliée du séminaire de Venise, dormez dans une sublime chambre cachée dans un palais, allez faire vos courses au marché de la prison pour femmes de la Giudecca, faites une retraite dans un merveilleux monastère de la lagune, à l'écart du monde...

Une critique :

Venise insolite et secrète’ n’est pas qu’un guide touristique original. C’est une petite merveille emplie de trésors qui offre aux touristes un nouveau regard sur la ville. Bien sûr, Venise c’est la place Saint-Marc, les gondoles et le Lido. Mais derrière ces images d’Epinal vieillissantes et réductrices, se cachent de merveilleuses découvertes que Thomas Jonglez et Paola Zoffoli révèlent avec passion. Il aura fallu cinq longues années pour réaliser ce guide si particulier. Un travail titanesque de recherches sur l’histoire, les croyances, les superstitions, la géographie de la ville. Cinq années de rencontres avec les Vénitiens, de lectures, de promenades à pied ou en bateau. Et quel résultat ! A chaque page, c’est une nouvelle anecdote qui se livre, le détail architectural d’une façade qui s’illumine, les principes de la kabbale hébraïque qui se déchiffrent dans les peintures de la Scula di San Rocco, des jardins insoupçonnés qui se pâment à l’abri des regards… Découpée en huit quartiers, la Sérénissime se dénude pour le plus grand plaisir des curieux et autres amoureux de la ville. ‘Venise insolite et secrète’ propose donc une nouvelle visite de la ville, loin des sentiers battus.
Et si ce guide mène parfois au centre des grands lieux touristiques, il permet d’en déceler des trésors inédits et méconnus. De nouvelles merveilles de la ville se tiennent juste là… Il suffit parfois de savoir ouvrir les yeux. S. Lebeuf

Certains, certaines connaissent déjà la Sérénissime... mais ce guide donne envie de la découvrir ou de la redécouvrir...

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Lun 6 Sep - 20:43



Le livre que je viens de terminer a été écrit en 2006 par une auteure anglaise. Ce roman est, je crois, le premier et le seul de cette écrivaine.



de DIANE SETTERFIELD

J'apprécie beaucoup chez les écrivains anglo-saxons la mise en images poétiques de leurs paysages, le souci du détail, la capacité à brosser avec pertinence les principaux traits de leurs personnages, l'atmosphère de leurs romans...

Ce livre est particulièrement envoûtant... Il fait partie de ces romans que l'on ne peut lâcher...

L'histoire :
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité.

Une critique :
C'est un roman écrit au 21ème siècle mais qui s'inscrit indéniablement dans une certaine tradition littéraire anglaise d'époque.
Apparences trompeuses, apparitions mystérieuses, psychose, souvenirs d'un passé douloureux et lourd de secrets, enquête menée par une anti-héroïne (plus habituée aux rayons de sa bibliothèque qu'à une recherche sur le terrain), questionnement intérieur, troubles de l'esprit: tous des éléments qui s'inspirent d'une littérature que j'aime énormément (Lambtonculture.forum)
et une seconde :
"Le treizième conte" est un roman troublant, prenant, que la romancière Kate Moses a qualifié de : "Simplement brillant. Je n'ai jamais éprouvé autant de bonheur à la lecture d'un premier roman, et ce depuis une éternité"...
Dans cette histoire, on passe de la réalité à la magie, du rationnalisme au surnaturel, du présent au passé... Les intrigues des romans préférés de Margaret semblent aussi se refléter dans celle qu'elle est en train de vivre/suivre. On y retrouve des échos.
"Le treizième conte" est donc un roman plein de charme, à l'ambiance un peu surannée, au style élégant. C'est aussi très très romancé, pour moi c'est une qualité car le grand enthousiasme de l'auteur ne peut que provoquer celui du lecteur...

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Ven 17 Sep - 17:32

Connaissez-vous la Bento box mania ?

Non (comme moi...) ? Alors, si vous êtes curieuse (comme moi...), vous pouvez regarder et lire un livre pour vous initier aux repas du midi vite préparés, équilibrés et... à la japonaise !



My Bento Box chez Marabout

Une critique :
La mode japonaise s’invite une fois de plus dans nos assiettes. Avec ‘My Bento Box’, les éditions Marabout présentent une toute nouvelle manière d’appréhender les déjeuners au bureau. Adieu sandwiches trop secs, fast food trop gras, restaurants trop chers ! Directement venue du Japon, la mode des bentos commence à se développer en France. Le concept : emporter avec soi son déjeuner dans une boîte spécialement adaptée, dans laquelle esthétisme et saveur se marient inlassablement. Complet, ‘My Bento Box’ se compose d’un livre de recettes spécifiques à ces boîtes magiques – ‘Mes petits bento’ – et d’un ensemble complet comprenant le bento, un moule à oeuf, des couverts, des sushi-maker, un emporte-pièce, 6 pics, 6 mini bouteilles pour les sauces et un élastique pour bien ficeler le bento garni. Ludique, cette nouvelle manière de déjeuner est également particulièrement équilibrée et savoureuse. Expliquant les préparations de base, comme la cuisson du riz à la japonaise et le bouillon dashi par exemple, Laure Kié présente plus d’une trentaine de déjeuners dans l’ouvrage ‘Mes petits bento’. Certes, les préparations demandent un peu de temps, mais une fois le concept assimilé et les recettes de bases rodées, les boîtes se déclinent sans fin pour quiconque souhaite tenter ses propres compositions culinaires. Plus qu’un déjeuner, le bento est un art de vivre qu’il serait dommage de ne pas goûter. Et pour ceux qui souhaitent le prolonger, ‘Mes petits bento’ indique où acheter de nouvelles boîtes prêtes à l’emploi. S. Lebeuf

et un site pour découvrir ces jolies petites boîtes : http://frenchbento.canalblog.com/archives/bento_box_et_accessoires/index.html
des astuces, des recettes....
et une autre : https://www.japonmania.com/fr/boite-a-bento-collection-bento-tattoo-4397.php

Qu'en pensez-vous ? la solution pour la rentrée ?

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carlita
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Dim 19 Sep - 6:04

Ma petite Bento fait tous mes déjeuners boulot .
Cadeaux de mes enfants pour un anniversaire .
Jolie surprise tout d'abord car le colis livré arrivait du Japon .
Petites boites ingénieuses , superposables ,prenant peu de place permettant d'amener son repas partout et élégamment : fini le tatouillis dans un tupp....re .
J'ai reçu aussi 2 livres de recettes bento.
C'est tout un art ! Presqu'une philosophie.
Au départ c'est vrai , on ne sait pas trop faire , on a l'impression de jouer à la dinette . Et puis ça devient évident : les petits restes-frigo se logent et s'harmonisent tous seuls . C'est même pratique pour les repas dudu . On peut combiner les protéines sous toutes les formes , sans les mélanger dans un minimum d'encombrement et avoir le plaisir de déguster plusieurs petites choses .C'est ludique : comme une dinette pour grands !
Il y a même des petites fioles pour amener sa vinaigrette ,ses assaisonnements sans oublier un jeu de baguettes .
Le tout se met dans un joli petit sac en tissu et je reste toujours étonnée du peu de place que cela prend dans mon grand sac .
A vos bento mesdames !

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florisse
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Dim 19 Sep - 8:09



Merci pour ce témoignage Carli... Tu donnes envie d'en prendre une... ou de se faire une p'tite collection, certaines sont si jolies

Cette semaine, je vais tenter de vous présenter un p'tit montage de différents livres, car c'est la rentrée et beaucoup de choix chez les libraires... Je dis bien 'tenter' car je ne suis pas experte comme notre Jo

Mais, aujourd'hui, en regardant ce que j'avais déjà proposé, je me suis aperçue d'un regrettable oubli !

C'est un livre qui m'a été offert l'année dernière... A la lecture des premières pages, je me suis demandée si je n'allais pas abandonner ce livre. Descente aux enfers dans la folie d'une femme et qu'elle malade !!!!
Et puis, la curiosité... qu'allait-elle faire de pire ? et je ne l'ai plus lâché. Prenant, machiavélique à souhait et parfaitement bien écrit.



ROBE DE MARIE

de Pierre Lemaitre -

L'histoire : Il n'y a qu'une seule maladie mentale : la famille. Evidemment, je m'y attendais puisquej'en suis l'auteur mais... à ce point-là ! Quelle vision, c'est à peine croyable... Son mari n'est plus que l'ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il est tassé dans son fauteuil, sa tête est maintenue à peu près droite par une minerve. Son regard est vitreux, son teint jaune comme un coing. Et il est tout à fait conscient. Pour un intellectuel, ça doit être terrible. Quand on pense que ce type n'a pas trente ans, on est effaré. Quant à elle, elle pousse le fauteuil avec une abnégation admirable. Elle est calme, son regard est droit. Je trouve bien sa démarche un peu mécanique mais il faut comprendre : cette fille a de gros soucis. Ce que je trouve bien, c'est qu'elle ne tombe pas dans la vulgarité : pas d'attitude de bonne soeur ou d'infirmière martyre. Elle serre les dents et pousse le fauteuil, voilà tout. Elle doit pourtant réfléchir et se demander ce qu'elle va faire de ce légume. Moi aussi d'ailleurs.

L'auteur : Né à Paris, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.

Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, Travail soigné, qui a obtenu le Prix Cognac en 2006.

Des critiques :

Que dire de ce livre... vous le prenez un soir et vous ne le lâchez qu'au petit matin. Machiavélique à souhait !

Un thriller haletant et parfaitement construit qui regorge de rebondissements et joue sur notre propension à nous identifier à cette femme que tout désigne comme étant une dangereuse meurtrière et à laquelle on reste pourtant attaché.

Le Figaro magazine - Alexis Broca
Lemaitre réussit cet exploit : surprendre tout en suivant une trame parfaitement symétrique. Un 'travail soigné', pour reprendre le titre de son premier roman, mais avec le grain de folie qui fait la différence.

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Dim 19 Sep - 17:20

PREMIERE SELECTION DE LA RENTREE -



Les jardins statuaires
de Jacques Abeille -

Que dire d’une œuvre si ample qu’elle échappe aux catégories littéraires ? Les Jardins statuaires, c’est à la fois une fable, un roman d’aventure, un récit de voyage, un conte philosophique.

A une époque indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires » : un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d’après une organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges.

Au fil des pérégrinations du voyageur, l’utopie se lézarde : la place des femmes, le pouvoir occulte d’une mystérieuse guide des hôteliers, les statues qui maigrissent ou croissent indéfiniment posent des questions angoissantes. Enfin, la menace de Barbares qui se rassemblent aux frontières et préparent l’invasion des jardins statuaires va achever de déséquilibrer cette société.

Jacques Abeille a créé une œuvre qui rejoint celles de Mervyn Peake, de Julien Gracq, de Tolkien, mais dont le destin dessine une légende noire : tapuscrit égaré, faillites d’éditeurs, incendies et malchances ont concouru pendant trente ans à l’occultation de ce roman sans équivalent dans la littérature française.
bibliosurf

Jacques Abeille est un écrivain français né en 1942. Il est l'auteur d'une œuvre romanesque difficilement classable.

Les nuits froides
d'Olivier Vigna

Il est question de « nuits » : humain face au destin questionnant sans sommeil le silence des heures, peintre devant sa toile voyant l’inanité du projet qu’il se donne, corps blessés endurcis tenus entre les murs, villes-monde grouillantes et fredonnant l’écho de vies inanimées. Froides ces nuits d’abord : on se sent frêle, nu, quand un plus grand que soi donne un ordre impossible ; abandonné aussi, quand l’espoir est parti sur l’autre continent. Plus que quiconque un peintre au grand soir de sa vie se pose ces questions au moment de tout donner pour sa dernière toile. Il faut que le feu naisse, reprenne des couleurs et retrouve un objet. Ce peintre, c’est chacun d’entre nous, dans notre vie de chaque jour. Des gens riches et des pauvres, connus et inconnus confrontent leur angoisse, leurs joies et leurs attentes à voir les jours qui tombent, décimés par l’oubli. Un musée mais deux villes, quatre figures centrales, dix peintres pour dix toiles, de l’amour, des menaces, des courses, le temps qui fuit, de l’argent, une éthique : une vraie promenade sur un coin de planète qui regarde en souriant l’homme, traçant sa route, faire des cailloux des fleurs. » Une façon d’aborder la condition humaine à travers le parcours extraordinaire d’un peintre ordinaire, dans un style enlevé qui sait nous rendre proche de ces personnages si réalistes. Un miroir finement ciselé.

Un roman qui gonfle de page en page, grossit comme l’océan en colère pourtant avec un ciel serein en toile de fond, porté par des vents revenus du passé, des blessures remontant à la surface, la vague qui va s’abattre sur la fin, se devine sans jamais se révéler, alors le rideau final se lève et c’est un raz de marée qui s’abat sur la scène.

L’auteur nous a peint ici une belle toile de vie : l’art en couleur de fond, une fresque sur notre société, la vie de couple en ombre portée, des touches aux pigments vifs, un nuancé d’idées sur notre devenir, une œuvre colorée et harmonieuse, équilibrée et agréable aux riches portrait avec une ligne de fuite vers un questionnement existentiel et autres tracés philosophiques à effleurer selon le lecteur … Une composition parfaite que l’auteur nous suggère à nous de l’admirer avec notre œil avide de curiosité.

Eblouissant !
les mots de Pascale.

Dans quelles douleurs Olivier Vigna va-t-il chercher des images aussi justes ?

Comment ce magnifique manieur de mots peut-il aussi nous faire partager la solitude du peintre, du créateur d’un monde à partir de la matière et des sensations vécues dans notre monde.
Chroniques de la rentrée littéraire.

Né en 1970 à Lyon, Olivier Vigna vit à Paris. Il préfère de beaucoup la Haute-Loire et l’Ardèche.

Les sœurs Brelan
de François Vallejo

Elles sont l’équivalent moderne des quatre filles du docteur March.
Elles viennent de perdre leur père. Parce que l’une devient majeure le jour du jugement, les membres de la famille se retrouvent pris à leur propre piège : leur but étant d’obtenir la tutelle afin de les dépouiller.
De la Seconde Guerre mondiale à la chute du mur de Berlin, nous suivons le destin de ces trois filles, ma foi très différentes.
Marthe, Sabine, Judith trois prénoms bibliques pour des vies houleuses. La première (qui est aussi la plus âgée) donnera sa vie pour le bien des deux autres. Sabine choisira de « fuir » en Allemagne, tandis que la troisième tentera à tout prix de marquer sa différence en refusant de se plier aux règles : la rebelle en quelque sorte.
Même si la vie semble parfois les éloigner, c’est sans compter la présence de grand-mère Madeleine qui saura à tout instant les soutenir et les rendre plus fortes.
librairie la réserve

Rarement des personnages auront conquis un roman aussi vite. Les trois soeurs Brelan ont un atout : ensemble, rien ne les arrête. En quelques pages, leurs yeux gris et leurs phrases qui se complètent triomphent de leur tante, d'un juge et d'un conseil de famille : les voici libres. Orphelines, les trois jeunes filles deviennent maîtresses à bord de l'étrange maison d'architecte qu'elles ont hérité de leur père, et vogue la galère. Dans la société rigide de l'après-guerre, leur affranchissement est un exploit. Pourtant, rien n'est gagné. Marthe tombe malade et est enfermée pour de longs mois au sanatorium. Sabine épouse un entrepreneur allemand et se retrouve coincée entre quatre murs tandis qu'à deux pas, on édifie celui de Berlin. Judith prépare la révolution tout en restant au crochet de ses soeurs.
François Vallejo montre là, sans doute, que la liberté est un combat. Mais ses soeurs Brelan ne peuvent le gagner qu'ensemble, et l'on ne sait pas trop si l'on doit s'en réjouir.
le monde des livres

À noter également que l’auteur, décidément culotté, alterne avec dextérité présent et imparfait pour ancrer le récit dans une perpétuelle contemporanéité, de temps en temps perturbée par une soudaine évocation des âges respectifs des sœurs Brelan. Des sœurs qu’on a l’impression de connaître (et même d’avoir toujours connues ! ) en refermant l’ouvrage, regrettant d'en être déjà rendu au point final.
boojum-mag

François Vallejo est né au Mans en 1960. Passionné par Claudel, puis par Louis-Ferdinand Céline, il fait des études de lettres. Actuellement il enseigne les lettres classiques et habite Le Havre.
En 2004, il a obtenu le Prix des Libraires et le Prix Culture & Bibliothèque pour Groom.

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Dim 19 Sep - 18:26

Stop ma belle ! Trop envie de lire ! ... Mais j'en ai fini, en tout cas je fais une pause, avec mes recettes ! ... alors je vais peut-être prendre un peu de temps ...

Bonne nuit ma belle ! A demain !



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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Sam 25 Sep - 20:19

DEUXIEME SELECTION DE LA RENTREE -

Les livres étrangers -



Un autre amour
de Kate O'Riordan

À travers le portrait subtil et touchant de ses personnages, Kate O’Riordan donne à lire un roman magistral et perspicace sur l’amour et la vie de famille.

Connie et Matt Wilson sont parvenus à réaliser leurs rêves ; ils ont fondé un mariage stable et vivent avec leurs trois enfants dans une charmante maison londonienne. Alors qu’ils profitent d’un week-end pour passer ensemble ce qui aurait du être un romantique séjour à Rome, tout bascule : Matt annonce à Connie qu’il ne rentrera pas avec elle. Elle retourne à Londres, retrouvant ses trois garçons, seule.

Un autre amour est le récit intense du désespoir d’une femme dont l’heureux et paisible mariage se trouble. À travers le sujet sensible du couple, l’auteur explore les sentiments tumultueux de cette femme qui fera tout pour faire revenir celui qu’elle aime depuis l’enfance. Kate O’Riordan continue d’explorer l’ambiguïté et la fragilité des sentiments humains à travers l’évocation du passé auquel on ne peut réchapper. Elle ne se centre pas seulement sur le triangle amoureux, et fait intervenir des personnages poignants et drôles comme Mary, une amie de Connie, qui a souffert d’un manque affectif de la part de ses parents.

Traduit de l’anglais (Irlande) par Florence Lévy-Paoloni

Le roman adopte successivement les points de vue de Connie de retour à Londres et de Matt resté à Rome. Comment se sentent-ils tous les deux face à cette crise que rien ne laissait prévoir, comment en parlent-ils autour d’eux ? Les mensonges et approximations de Connie, le découragement qui la guette, la culpabilité de Matt, tout est parfaitement et intelligemment décrit. Et puis, il n’y a pas que cela, au fur et à mesure, des surprises et des révélations nous attendent, jusqu’à la fin du roman. Les seconds rôles prennent de la consistance, ainsi Mary, amie et associée de Connie dans une entreprise qui fournit des cartes bien particulières pour les anniversaires, Saint-Valentin ou autres occasions. Les enfants du couple aussi, trois garçons, essayent de comprendre ce qu’il se passe et réagissent à leur manière. Cet auteur me rappelle Jennifer Johnston, une autre auteure irlandaise, dont j’ai lu il y a deux ans De grâce et de vérité, mais je préfère encore Kate O’Riordan, plus fine, plus subtile. J’ai lu il y a pas mal d’années son premier roman, Intimes convictions, sur la face intime du conflit en Irlande du Nord, mais je l’ai trouvé tellement dur que je n’avais encore rien relu d’elle. Ce roman que je viens de lire est sans concessions sur la nature humaine, mais d’une telle justesse qu’on ne peut que l’admirer, et aucune longueur, aucun essoufflement ne vient gâcher le plaisir de lecture. Je vais certainement me précipiter assez vite sur Pierres de mémoire et Le garçon dans la lune ! lettres-expres.

Mississipi
de Hillary Jordan

Dans le Mississippi d'après-guerre, dans les années 1940. Laura est une femme en détresse, car elle ne parvient pas à s'adapter à la vie rurale que son mari, Henry, lui impose. Florence, leur domestique noire, pose quant à elle un regard lucide sur ce qui les entoure : un monde pétri de racisme et de haine. Et tandis que Jamie, le frère d'Henry, est hanté par son expérience traumatisante de soldat en Europe, Ronsel, fils de métayers noirs, revenu du front également, en a une tout autre vision...
Critiques :
Le cadavre d’un vieux patriarche repose à jamais avec ses secrets et ses mensonges dans une fosse creusée à mains nues… A rebours d’une fin scellée avant l’heure, ‘Mississippi’ déroule les destins croisés de deux familles, les McAllan et les Jackson, au cours des années 1940. Dans la moiteur du Delta en ces temps-là, une simple étincelle suffit à réveiller les vieux démons, à déchaîner les haines rampantes. Au fil d’une narration qui donne successivement la parole à tous les protagonistes, Hillary Jordan déloge subrepticement les vérités de chacun, loin des caricatures, au plus près de leurs ambivalences. ‘Mississippi’ entremêle amitiés et amours impossibles, culpabilités et révoltes, vengeances et trahisons, cristallisés dans les champs de coton. Au gré des pages qui se tournent et des fils qui se dénouent, le récit, poignant, implacable, dépeint avec force la violence inouïe qu’entraîne le racisme. S’inspirant en partie des histoires entendues dans son enfance, Hillary Jordan les restitue en six voix éclatées, de haine, de passion et d’espoir, précipitées, parfois malgré elles, vers une tragédie inexorable. Le souffle romanesque, l’intensité dramatique et l’orchestration polyphonique déployés en toutes parts confèrent à son premier roman des accents inoubliables. Ceux d’un chant choral, âpre et furieux, écho vibrant au Vieux Sud tout entier. Evènement
Dans cet enchevêtrement d'existences malmenées, amour et destruction cohabitent sans issue. Un livre à six voix remarquablement maîtrisé, où chaque personnage raconte sa version d'une même histoire. Les récits se prolongent entre eux et éclairent, sous divers angles, le fil narratif. Une fresque romanesque saisissante. Grand livre du mois
Quel bon livre ! Et dire que c’est un premier roman ! Hillary Jordan prenait deux gros risques à mon humble avis avec ce Mississippi. Tout d’abord sur le fond. Elle évite l’écueil de la saga pleine de bons sentiments où les noirs seraient tous des victimes soumises, l’héroïne, une sorte de Mme Bovary du Sud et les blancs, tous des alcooliques racistes (si si j’ai déjà vu tout ça à la fois!). Au contraire, ses personnages sont très bien construits, le rythme du récit est enlevé et l’on prend beaucoup de plaisir à lire cette saga romanesque d’une grande intelligence. Les sentiments y sont parfaitement retranscris et les descriptions du Sud sont dignes des plus grands.
Idées de lecture

Victoria
de Knut Hamsun

Elle est la fille du châtelain, il est le fils du meunier. Ils s'aiment et tout les sépare, leur famille comme leur statut social. Dans une Norvège petite-bourgeoise et piétiste, deux êtres s'aiment et se déchirent sous le joug de leur indomptable orgueil.

Faire preuve d’originalité en écrivant un roman d’amour est devenu une gageure. Et si les écrivains les plus talentueux (Hamsun a été prix Nobel de littérature) s’y heurtent en y laissant leur plume, ce n’est pas seulement à cause de la difficulté de peindre sans candeur les sentiments humains les plus troublants. C’est surtout parce que tout a déjà été écrit ou presque, et qu’il est difficile de ne pas verser dans la redite. Une erreur que Knut Hamsun ne parvient pas à éviter tant la lecture de ‘Victoria’ appelle le souvenir d’autres livres : on pense au ‘Premier amour’ de Tourgueniev, aux personnages orgueilleux des ‘Hauts de Hurlevent’, et surtout, le lecteur français a du mal à ne pas entrevoir le fantôme de ‘L’Education sentimentale’. Car il y a un peu de Frédéric dans Johannes, héros ordinaire, ancré dans un univers où la nature magnifique cache la cruauté du monde, et qui idéalise l’amour autant que la jeune fille qu’il convoite. Parce qu’il va tomber amoureux d’une jeune fille d’un rang supérieur au sien, son destin va se déchirer, et il va affronter tous les clichés du genre amoureux : l’obstacle de la naissance, l’orgueil, la cruauté, la rivalité, les chassés-croisés amoureux… Hamsun utilise une écriture dépouillée, presque enfantine, derrière laquelle on devine sa volonté de faire parler l’innocence de son couple de personnages. D'espoirs en déceptions, nous sommes les témoins de l'initiation de Johannes. Pourtant sa naïveté, son manque de lucidité et ses nombreuses hésitations ne suscitent pas la sympathie. Le récit échoue à faire partager ce fantasme du premier amour idéalisé, et c’est de manière un peu trop prévisible que se brise l’élan qui porte Johannes vers Victoria, cette héroïne aussi parfaite qu’insaisissable, qui donne son nom au roman. Evènement

Si à vrai dire Victoria est toujours aussi lu plus de cent ans après sa parution en 1898, c´est que l´amour dans ce roman écrit par Hamsun pendant son voyage de noces ravit autant les âmes naïves que difficiles. L´orgueil que Johannes et Victoria se montrent tout au long du roman y est sans doute pour quelque chose. La sincérité et la délicatesse de maints passages aussi. Même traduite, la prose lyrique de Hamsun ne laisse jamais indifférent.
Jamais auparavant et jamais plus ensuite Hamsun ne peindra les élans de coeur avec autant de sincérité et de délicatesse. Si la souffrance et la désespérance sont finalement au rendez-vous, la fraîcheur des premiers émois iradient le texte.... Lancelot d'oslo

Venir au monde
de Margaret Mazzantini

À Rome, un matin de 2008, Gemma quitte sa vie ordinaire et monte à bord d’un avion avec Pietro, son fils de seize ans : destination Sarajevo, ville-frontière entre l’Occident et l’Orient, meurtrie par un passé encore brûlant. À l’aéroport les attend Gojko, poète bosnien, ami fraternel qui, à la joyeuse époque des Jeux olympiques d’hiver de 1984, présenta à Gemma l’amour de sa vie, Diego, le photographe des flaques.

Ce roman raconte l’histoire de jeunes gens autrefois pleins de rêves qui se retrouvent, après la guerre, tels des adolescents naïfs ayant un peu vieilli. Au plus vif de leur mémoire, il y a l’histoire d’amour passionnelle de Gemma et Diego. Mais aussi leur désir d’enfant, et le cheminement intime vers cet enfant : dans la ville assiégée, leur voyage d’initiation à la paternité et à la maternité se change en une épopée et dévient une fable féroce contre l’injustice.

Critique :
Après Écoute-moi, Margaret Mazzantini nous offre un roman-monde, un livre vibrant et poétique, qui tient en haleine le lecteur comme un thriller.

Née à Dublin en 1962, Margaret Mazzantini est la fille d’un peintre irlandais et d’un écrivain italien. Actrice et romancière, scénariste, elle consacre aujourd’hui sa vie à l’écriture et à sa famille. Après Antenora et Écoute-moi (Robert Laffont, collection « Pavillons », 2004), Venir au monde est son troisième roman. Sous le titre À corps perdus, Écoute-moi a été adapté au cinéma en 2004 par Sergio Castellitto, l’époux de Margaret Mazzantini, avec Pénélope Cruz dans le rôle titre. Bibliosuf

Quelle claque! J'ai dégusté chacune des pages de ce roman bouleversant : tout commence par cette banale rencontre entre Gemma et Diego. Mais très vite, on prend conscience de la force, de la puissance de ce sentiment qui les unit et qui semble plus fort que tout. Diego, le photographe sensible, complètement fou, un personnage à fleur de peau terriblement attachant. Diego, l'éternel adolescent, fragile et fort à la fois. Gemma, et sa sagesse qu'elle perd peu à peu. Gemma et son désir de maternité. Diego et Gemma, que le destin, tel un aimant, semble attirer sans cesse vers Sarajévo ou quand l'histoire d'un couple se trouve aux prises de l'Histoire d'une ville, d'un pays. J'ai du mal à trouver les mots tant ce livre est magnifique, touchant, renversant. Les mots sont si justes que les personnages prennent vie sous nos yeux, qu'on a envie de croire à leur existence. J'ai cheminé un moment avec eux, je les ai vus, je les ai sentis, je les ai touchés. Jamais, je ne me suis ennuyée, entre la beauté de l'amour et l'horreur de la guerre. Une guerre que l'on vit également, comme si on y était : la peur, la poussière, le sang : chaque mot nous plonge au coeur de l'abominable, de l'indicible. Mais surtout, peu à peu, se construit la quête des origines. Carnet de lecture

Citation :
N'hésitez surtout pas à parler de vos coups de coeur

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Jeu 14 Oct - 16:39

Dans la série Beaux Livres - La peinture -

Vous avez peut-être entendu parler, vu des articles sur l'Exposition Monet au Grand Palais -
J'ai découvert de très beaux ouvrages sur ce peintre et les impressionnistes. Mon choix est très restrictif, mais très représentatif des oeuvres majeures de ce courant.

Chefs-d'oeuvres du musée d'orsay



Un voyage au coeur des plus fameux chefs-d'oeuvres du XIXe siècle.

Le musée d'Orsay, ouvert au public depuis presque vingt ans, possède l'une des plus belles et vastes collections d'art d'un siècle qui aura été tout à la fois rêveur, romantique, réaliste et visionnaire. Dans ce magnifique ouvrage, richement illustré, Margherita d'Ayala nous présente une sélection de chefs-d'oeuvre parmi les plus inoubliables de l'histoire de l'art du XIXe siècle. Elle couvre une période qui commence avec Ingres, le sublime maître de l'harmonie des lignes et des couleurs, se poursuit avec le réalisme et la peinture impressionniste et culmine avec les expériences de la fin de ce siècle, qui a ouvert la voie aux avant-gardes du XXe siècle.
Chaque peinture ou sculpture est étudiée dans son ensemble, puis traitée dans le détail et une comparaison est établie avec une autre oeuvre ou celle d'un autre artiste. L'auteur nous invite ici à un très joli voyage au coeur de la peinture et nous donne l'envie d'aller voir ou revoir ces chefs-d'oeuvre.

lien pour un aperçu du livre : http://www.editions-menges.com/art/les-chefs-doeuvres-du-musee-dorsay/pages/

Et Comment regarder les impressionnistes



Présentation de l'éditeur

Le livre est organisé sur le modèle de Comment regarder un tableau, avec une page « Repères » pour chaque tableau. Toutefois, au début de chaque chapitre, Françoise Barbe-Gall a jugé important de montrer à quoi ressemblait la peinture officielle à l’époque. Figure donc, dans chaque introduction, la reproduction d’un tableau qui n’est nullement impressionniste (il figure en italique dans le sommaire ci-dessous), mais permet de mieux percevoir la révolution que constituait, à l’époque, cette nouvelle manière de peindre que prônaient les impressionnistes. Le dernier chapitre est consacré à l’influence de la peinture impressionniste sur des artistes qui ne sont pas à proprement parler des impressionnistes : Seurat, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Matisse…

Un extrait de chez 'Le choix des libraires' : Grâce au choix de tableaux essentiels, Françoise Barbe-Gall propose un parcours qui éclaire ce mouvement d'un jour nouveau. Des détails très agrandis de leurs oeuvres restituent admirablement cette nouvelle manière de peindre. Tandis que des pages «repères» accompagnent le lecteur dans sa découverte personnelle des tableaux.

Cette auteure a écrit de nombreux ouvrages sur le comment regarder et comprendre la peinture : Comment regarder un tableau, Comprendre les symboles en peinture, Comprendre l'art moderne, Comment expliquer la peinture aux enfants....

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Jeu 14 Oct - 16:51



Ne me dites pas que vous ne lisez pas de roman policier... Je ne vous crois pas, car c'est la plus grosse vente de livres

La série télévisée le Menlalist connait un énorme succès (peut-être dû au charme de Simon Baker...). Certaines testent ou ont testé le régime par hypnose .... Donc, parmi les grosses ventes de la rentrée voici le 'polar' du duo policier-psyhypnotiseur !

L'HYPNOTISEUR



L' histoire : Anders Ek, professeur de physique-chimie et joueur invétéré, est retrouvé mort, sauvagement poignardé dans des vestiaires. Sa femme et deux de leurs enfants ont subi le même sort dans la maison familiale. Bien que grièvement blessé, Josef, le fils de quinze ans, a survécu. L'inspecteur principal Joona Linna convainc le psychiatre Erik Maria Bark, spécialisé en traumatologie, de l'hypnotiser. L'enjeu est considérable : il s'agit d'éveiller les souvenirs de l'adolescent, témoin des meurtres, afin de confondre l'assassin avant qu'il ne s'en prenne à la fille aînée de la famille, absente au moment du drame... Le médecin va cependant se retrouver impliqué bien au-delà d'une simple séance d'hypnose.

Des critiques : Enfin un thriller au rythme soutenu, qui distille la bonne dose d'angoisse et de suspense ! Encore un polar suédois ? certes, mais là, pas de souci pour mémoriser les noms : les personnages sont peu nombreux et acquièrent dès le départ un relief particulier. Comme le titre l'indique, l'intrigue est centrée sur le psychiatre Erik, ses difficultés avec sa femme et leur fils, son addiction aux analgésiques, son travail - passionnant ! - sur l'hypnose. Les pistes se multiplient, divergent, mais tout reste limpide et on est happé du début à la fin dans cette course contre la montre... Mention spéciale aux 200 dernières pages, absolument scotchantes. (canelkili...)

Lu, dans 'Le Monde livres' : A Stockholm justement, L'Hypnotiseur, à sa sortie, n'a pas manqué de faire parler de lui. Pendant quelques mois, en dépit de son succès (une trentaine de traductions et une adaptation cinématographique en cours), Lars Kepler ne se montrait pas. Et pour cause. Les Suédois ont découvert que ce pseudonyme cachait en réalité un couple d'écrivains, Alexander et Alexandra Ahndoril, mariés dans la vie, et qui prépare déjà une suite à ce premier quatre mains. Les duos Linna/Bark et Kepler/Ahndoril n'ont certainement pas fini de faire parler d'eux...

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Jeu 14 Oct - 17:02



Nous parlons beaucoup écologie... Mais qu'elle est notre attitude face aux réels maux de notre planète. Que faisons-nous au quotidien pour notre mieux être et celui de notre environnement ?

Un livre qui fait réfléchir :

Les tribulations d'un consommateur ordinaire qui se prenait....



Résumé : Des forêts tropicales à l'Alaska, l'auteur dresse une chronique des mode de vie de l'homme et brosse le portrait d'individus qui participent au quotidien à la globalisation de la consommation. Cette enquête permet d'apporter des informations sur la production, la fabrication des produits de consommation et d'en montrer les conséquences économiques, écologiques et sociales.

Lu dans 'canyousea.com' : Pearce est également anglais, autant dire un brin excentrique. Un jour, il décida d'examiner les armoires de son dressing room, le réfrigérateur de sa cuisine et les placards de sa salle de bains, afin de lire toutes les étiquettes des vêtements, denrées, produits qui s'y trouvaient, histoire de vérifier leur provenance. Et là, une révélation. Tout ou presque, était importé. De ce petit tour domestique naquit l'idée d'un vaste tour du monde. D'une gigantesque enquête, aussi, où le héros irait à la recherche de son empreinte écologique, à partir d'indices aussi ténus que l'étiquette de son jean ou les composants figurant sur la bouteille du shampooing de sa femme. "Les tribulations d'un consommateur ordinaire qui se prenait pour un écolo exemplaire" résume ce travail. Le titre donne le ton. Sur un mode souvent humoristique, le propos est toujours rigoureux et extraordinairement documenté.

- 'Ce livre formidable coupe court à l'hypocrisie des bien pensants verts qui ne veulent pas changer leur façon de vivre...' citation de : J. Lovelock, scientifique et père de l'hypothèse Gaïa.

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Sam 13 Nov - 18:37

Merci Florisse je ne sais jamias quoi prendre à la bibliothèque alors je vais imprimer ta rubrique.
je viens de prendre le livre du Docteur house Hugh Laury ..........On verra
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Lun 15 Nov - 22:01

les filles,

Un mois que je ne suis pas passée ... je devrais peut-être changer mon titre...

Allez, je me rattrape

Honneur au prix Fémina

LA VIE EST BREVE ET LE DESIR SANS FIN
de Patrick Lapeyre



Résumé du livre :

La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l'amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l'un marié, à Paris, l'autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l'un à l'autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent. Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l'histoire d'une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout.

L'auteur : Patrick Lapeyre est enseignant et a publié six livres en 20 ans. Une biographie on ne peut plus succinte, mais une écriture splendide : distante, amusée et triste, mais toujours avec des éclats d'humour.
L'écrivain Patrick Lapeyre a reçu le prix Femina 2010 pour son livre 'La vie est brève et le désir sans fin' (P.O.L .), roman à la fois mélancolique et sensuel sur un trio amoureux.

Critiques -
Télérama :
Derrière ce beau titre qui résonne comme un manifeste tao, La vie est brève et le désir sans fin est un pur et subtil roman d'amour, tout ensemble très contemporain et intemporel - contemporains sont le décor et le ton, intemporel est l'amour obsédant, électrique, trop démesuré pour n'être pas fatal, qui lie Louis et Nora. Et guide, évidemment, leurs destins, l'un à l'autre noués, vers la tragédie. Patrick Lapeyre n'en fait pourtant pas un drame, loin de là. Plutôt une comédie, également teintée de gravité et de grâce, où l'humour, la douceur, le refus de la pesanteur ont autant leur place que la souffrance et le chagrin.

Culture-France2 : Drôle et désespéré, le ton évoque un Woody Allen à la française, qui aurait choisi l'écriture plutôt que la caméra.

Bibliosurf : Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l’histoire d’une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout. Et elle est racontée de l’inimitable manière qu’à Patrick Lapeyre de la vie comme elle ne va pas. Petites touches d’une acuité et d’une intelligence qui laissent confondu. Événements apparemment anodins qui ne le sont en fait pas du tout. Poétique de la métaphore, métaphores tellement inattendues et qui sont en réalité rien moins, une à une et peu à peu, qu’une pensée du monde. Humour profondément lucide et humain, généreux. D’où vient, lisant ce livre d’une insondable mélancolie que l’on ne puisse faire autrement que sourire, constamment sourire. Peut-être du bonheur d’avoir été reconnu ?

PETITE SOEUR, MON AMOUR -
de Joyce Carol Oates



Résumé du livre :

Inspiré d'un célèbre fait divers américain, ce roman évoque le meurtre de Bliss, petite championne de patinage artistique. Après dix ans de drogues, psychiatrie et soins médicaux, son frère Skyler, 19 ans, évoque sa disparition et dévoile les dessous d'une famille dysfonctionnelle.

L'auteure
Ecrivain prolifique, Joyce Carol Oates est auteur de romans, de nouvelles et de poèmes. Issue d'un milieu rural et modeste, isolée auprès d'une soeur autiste et d'un père absent, la jeune femme trouve refuge dans la littérature et découvre très jeune les écrits de Faulkner, Dostoïevski ou encore les soeurs Brontë. Tensions sociales, pouvoir, féminité, sexualité sont autant de thèmes que l'auteur aborde et développe avec pessimisme et lucidité. Avec des romans comme 'Eux', 'La Fille du fossoyeur', ou 'Délicieuses pourritures', Oates dépeint un visage sans concession de l'Amérique, celui des années 1960 et 1970 principalement. C'est grâce à un portrait de Marilyn Monroe, 'Blonde', qu'elle connaît son plus grand succès en 2000. Au-delà de l'exploration d'un mythe américain, c'est la question de l'identité que l'écrivain cherche à percer, elle qui entrevoit dans l'icône d'Hollywood le portrait en filigrane de sa propre mère décédée très tôt, une figure également présente dans le roman 'Mère disparue'. Professeur à l'université de Princeton, auteur d'essais sur l'art de l'écriture, Joyce Carol Oates s'impose comme une grande dame de la littérature américaine contemporaine.Evènement -

Extrait du site Amanda Meyre
Exploitation des enfants qui donne parfois envie de vomir : comment ne pas se sentir écoeuré par Betsey, à la fois bigote et folle, qui n’hésite pas à prier et à affubler sa fille de costumes à paillettes qui n’oublient pas la petite culotte de dentelle ajourée qui sera négligemment dévoilée sous la jupette pendant les programmes ? Comment ne pas se sentir révolté par amateurs de tabloïds et de ragots qui guettent avidement les moindres parutions concernant la famille Rampike ? Comment ne pas mépriser l'exploitation même de la mort de sa fille par une mère qui monnaiera ses témoignages de "survie", "reconstruction", publiés et vendus par la suite aux masses compatissantes ?
Joyce Carol Oates y va, y va avec violence, avec froideur, balaie d’un récit édifiant l’Amérique des classes moyennes supérieures qui se gaussent, à l’aune de la célébrité et du culte de l’apparence. L’Amérique moyenne qui n’aspire qu’au succès, financier ou social, revanche sur les années de vaches maigres, d’anonymat et d’isolement social. L’Amérique salace qui gave ses enfants d’anti dépresseurs, anti troubles de l’attention, anti troubles post-traumatiques, encouragée en cela par des médecins avides d’honoraires et de pseudo reconnaissance. L'Amérique des familles qui explosent en vol et se déchirent pour ne pas assumer leur responsabilté.

L’Amérique de la réussite à tout prix, celle qui pousse les pères à gravir toujours plus les échelons pour pouvoir accéder aux club fermés, aux golfs huppés, aux maisons les mieux situées dans des banlieues chics.

L’Amérique où un frère handicapé (enfin, juste, un peu, peut-être, légèrement) boiteux est oublié, laissé de coté, délaissé par des parents qui se consacrent uniquement à sa sœur bénie des dieux, elle.

Un récit hypnotisant, donc, que je n’ai pas lâché. Joyce Carol Oates soufflette, gifle, dénonce.

Fluctuat.net : Joyce Carol Oates en est à une trentaine de romans, et on n'en finit pas de saluer l'immense talent de l'écrivain, aujourd'hui âgée de 72 ans. Avec Petite soeur, mon amour, paru il y a deux ans en VO et récemment traduit aux éditions Philippe Rey, elle signe un récit éblouissant sur la vie américaine, la cruauté des rêves de réussite et la beauté des enfants stars. Il n'est jamais trop tard pour lire un chef d'œuvre.

DU SANG SUR LA SOIE -
d'Anne Perry



Le sujet : Est-il possible de sauver une personne quand une ville entière est sur le point d'être sacrifiée ?
Au coeur de la Byzance du XIIIe siècle, les destins se construisent entre complots, pouvoir et trahisons. Décimée par le sac de Constantinople, pillée, incendiée, la perle de l'empire orthodoxe tente de renaître de ses cendres. C'est dans cette ville exsangue et crépusculaire que la jeune Anna Zaridès, travestie en eunuque, tente de s'établir comme médecin. Son but : obtenir des informations pour prouver l'innocence de son frère accusé de meurtre. Elle croisera sur sa route la dangereuse et magnifique Zoé Chrysaphès, prête à tout pour redonner à la cité impériale sa splendeur perdue. Mais derrière les doux reflets de la soie, passions et ambitions se mêlent dans le sang...

« Anne Perry nous offre une fresque épique sur l'obsession, le sacrifice et la foi au croisement éblouissant des civilisations orientale et occidentale. »
Publishers Weekly

Partage lecture : Auteur prolifique de romans policiers qui se passent dans l’Angleterre Victorienne, Anne Perry sort de son contexte habituel pour son dernier roman. L’histoire se déroule au XIIIème siècle à Constantinople et de prime abord, il faut quelque temps pour s’acclimater à la situation de l’époque et comprendre tous les enjeux politiques et sociaux de ce siècle.
Anne Perry prend le temps de nous instruire sur la civilisation byzantine, sa société raffinée et décadente à la fois, où le métissage de ses populations signe sa richesse mais aussi son déclin. Constantinople, siège de croisades, mainte fois pillée est le centre de bien des convoitises : pape, doge, prince, tous cherche à étendre leur pouvoir qu’il soit religieux ou politique, et Constantinople se retrouve engluée dans de nombreuses intrigues.
Le récit est vraiment riche en détails, Anne Perry a fait un véritable travail de recherche sur l’époque et ça se sent. On se retrouve rapidement subjugué par le dynamisme de son intrigue et la force de ses personnages. Complots et vengeance sont les maîtres mots du récit.

24heures.livres - Critique : C’est dans la peau d’un eunuque qu’Anna Lascaris, alias Anastasius Zaridès, débarque en 1273 à Constantinople. Experte en plantes et potions, ouverte aux médecines juives et musulmanes, la jeune femme n’a qu’un seul objectif, rétablir l’honneur de son frère jumeau, Justinien. Accusé du meurtre d’un puissant adversaire de l’union à Rome, il a été condamné à l’exil par l’empereur Michel Paléologue. La réputation grandissante d’Anastasius lui permet d’affiner son enquête tout en côtoyant des personnages fascinants: la notable Zoé Chrysaphès, qui n’a jamais oublié les horreurs commises par les Croisés, l’évêque ambigu Constantin ou l’«espion» vénitien Giuliano Dandolo. Dans cette ville orthodoxe en proie aux convoitises latines, Anna/Anastasius se retrouve au cœur des passions, des trahisons et des complots. En parallèle à la complexité du monde byzantin, Anne Perry dissèque les dilemmes de ses personnages, une manière de parler du passé pour mieux éclairer le présent. De surcroît, la description détaillée des sites antiques comme des petits faits divers du quotidien permet d’appréhender les différents visages de la ville. Un fascinant voyage dans le temps. Aux frontières du polar historique et de la fresque épique, brassant l’or et les scories, Anne Perry signe un suspense captivant.

Et le polard d'un des maîtres actuels...

SANS UN ADIEU -
d'Harlan Coben



Résumé : Un voyage de noces qui tourne au cauchemar

Laura et David vont passer leur lune de miel en Australie. Elle est une ancienne top model devenue femme d'affaires. Il est basketteur professionnel. Mais le destin n'épargne pas ce couple romantique, béni des dieux et, semble-t-il, au-delà de tout soupçon. Un matin, David se lève aux aurores et disparaît mystérieusement, laissant un simple mot, laconique : « Je suis parti nager. N'oublie jamais que je t'aime... » Pour Laura, c'est le début d'une longue et périlleuse enquête, qui va la conduire beaucoup plus loin qu'elle ne l'aurait imaginé, sur les traces de ses propres parents, de leurs mensonges et de leurs crimes...

A propos de livre - extrait
Dès la préface, le lecteur est prévenu, ce livre a été écrit par Harlan Coben il y a une bonne vingtaine d'années et il n'a pas voulu le réécrire et il nous livre tel quel son premier polar.
Voici un couple idéal, Laura Ayars et David Baskin. Elle est un ancien mannequin et elle dirige sa propre marque de vêtements. Lui est un grand champion de basket de l'équipe des Celtics. Ils sont tous les deux superbes et fous amoureux. Ils sont partis clandestinement pour leur lune de miel en Australie. Pour ses affaires, Laura part à un rendez-vous professionnelle. Lorsqu'elle revient à l'hôtel, David est parti nager. Malheureusement, David ne reviendra pas…
Voilà comment commence ce livre. L'histoire est bien construite : le lecteur est spectateur de l'intrigue, il comprend certaines choses avant les protagonistes, l'intrique est captivante. En effet, lorsqu'on commence ce livre, on a du mal à le lâcher, car le suspens est là en permanence, les pistes vraies et fausses sont multiples et le livre nous entraîne de rebondissements en rebondissements. Je croyais avoir compris avant la fin la conclusion de l'histoire et bien sûr je m'étais trompée...
J'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire ce premier Harlan Coben, vraiment réussi.

Passion-livres : Un polar au suspens fabuleux, du grand art.
Le décor guimauve est posé : deux jeunes gens a qui tout réussi, fous amoureux sont en lune de miel. Et pis, le grain de sable qui vient tout faire déraper.
En lisant ce polar, je trouvais certaines choses un peu trop prévisibles, mais en fait, elles sont expliquées au fur et à mesure de l'intrigue, ce qui fait qu'on plonge encore plus dans le suspens.
Magistral ! On est tenu en haleine jusqu'à la dernière ligne.
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Marijo
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Mar 16 Nov - 8:36

Véronique Genest : "mon combat contre les kilos !"

C'est avec naturel, humour et franchise que Véronique Genest, le célèbre commissaire Julie Lescaut sur TF1, raconte dans un livre intitulé " 46/38 Guerre et poids ", le combat qu'elle mène depuis des années contre ses kilos en trop et sa décision de partir en cure à Brides-les-Bains.


Arrêter de faire n'importe quoi !
Dès le début de son livre, Véronique Genest n'y va pas par quatre chemins : elle avoue 18 kilos de trop sur la balance, qui va même jusqu'à atteindre un chiffre inavouable. Il y a dix mois, elle décide d'entreprendre une cure, encouragée par son mari. Aujourd'hui, elle peut annoncer avec enthousiasme qu'elle a réussi à perdre 10 kilos. Bien évidemment, entre les deux le chemin n'a pas été facile. Elle le raconte dans son livre « 46/38 Guerre et poids ». « Je n'ai jamais eu de difficultés à avouer mes faiblesses et mes défauts", précise immédiatement l'actrice. "J'ai toujours été ronde et j'ai très vite connu un problème avec la nourriture. Les régimes, quels qu'ils soient, n'ont plus de secret pour moi. Hélas, ils n'ont fait qu'accentuer ma prise de poids. Sans compter que tout s'est aggravé quand j'ai arrêté de fumer."
Avec tous ces kilos en trop, Véronique arrive à un point de non retour, refusant même de sortir de chez elle. "J'ai compris que j'étais à un moment de ma vie où il était temps, qu'enfin, je prenne en compte tout ce qu'on essayait de m'apprendre depuis des années : manger raisonnablement, sainement, avec plaisir et surtout bouger. " L'actrice précise que ses kilos en trop n'étaient pas seulement dus à un problème d'alimentation : elle mangeait pour calmer ses angoisses. "De toute façon, que je sois gaie ou triste, je mangeais ! Il devenait donc impératif que j'arrête de faire n'importe quoi.»

La cure, un déclic
Une cure à Brides-les-Bains lui fait prendre conscience de tout cela, et lui apprend aussi qu'il est inutile de se brimer et de s'affamer, pour finir inéluctablement par reprendre deux fois plus de poids et sombrer dans la culpabilité. « Durant cette cure, j'ai appris à m'accepter comme je suis, à ne pas vouloir être ce que je ne serai jamais." Elle a décidé également de ne pas rentrer dans cette espèce de fatalité où l'on se dit, "je prends du poids, c'est normal, je vieillis, mon corps change. "
Aujourd'hui, Véronique Genest se nourrit de façon plus équilibrée et surtout régulièrement. Elle a, par conséquent, moins faim à n'importe quel moment de la journée. « C'est un apprentissage qu'il faut appliquer au quotidien. Et puis, on se sent tellement mieux très rapidement, que ces nouvelles habitudes alimentaires deviennent un automatisme. Quand je sors de table, c'est franchement plus agréable de ne plus me sentir lourde et ballonnée.»
Certes, l'actrice est consciente qu'elle a encore du chemin à faire, elle souhaiterait perdre quelques kilos supplémentaires, mais elle sait que son organisme est en train de se réguler et que cela se fera plus doucement. « Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui je ne culpabilise plus si je fais un écart, je sais comment le rattraper. Je reste gourmande et continue de manger avec plaisir, mais en plus petites quantités. »

Ce livre, rédigé sous forme de conversation, est à l'image de son auteur, naturel et plein d'humour. A travers le récit de ses journées, ponctuées d'anecdotes sur sa vie et son métier, elle donne une foule de petits conseils pratiques et des recettes simples à réaliser. Un ouvrage à consommer sans modération !

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Mar 16 Nov - 10:05

MaJo,

Je crois que, malheureusement comme beaucoup d'entre nous, Véronique à du mal à maintenir .

Là il n'y a pas d'humour... rien que changer la façon de s'alimenter et être vigilante à VIE !!!

J'y jetterai cependant un coup d'oeil, si le bouquin est dans la médiathèque de ma ville, car je ne suis pas comme toi une 'boulimique' de livres de régimes

Je

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CHEMIN DES OISEAUX

Je suis convaincu que l'avenir appartient à la non-violence, à la conciliation des cultures différentes. C'est par cette voie que l'humanité devra franchir sa prochaine étape.Stéphane Hessel

Bonne journée à toi Florisse
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Sam 11 Déc - 17:02

les filles,

Je sais... le titre de la rubrique 'une semaine un livre'

Mais bon, c'est sans compter mes journée de 10/12 h... et l'apprentissage de la marche de la princesse

Allez, pour me faire pardonner par celles qui suivent , voici toutes une petite collection... normal, les fêtes approchent

Quelques romans :

Dans la nuit brune
de A. Desarthe

Quand le livre débute, ce quinquagénaire taciturne d'un village de Franche-Comté est retourné par le chagrin de sa fille, Marina. Celle-ci vient de perdre son amoureux, qui s'est tué dans un accident de moto. Et ce chagrin ébranle profondément Jérôme, que rien ne semble émouvoir.

Bouleversé, il fouille dans sa mémoire d'enfant sauvage. Lui qui fut trouvé dans les bois par ses parents adoptifs a gardé une osmose sensuelle avec le monde de la forêt, à merveille décrite par la romancière : "entraîné dans la descente, il roule sur lui-même, en long, en boule, les membres tantôt repliés, tantôt étendus, projetés loin du tronc...Il rebondit, perd la tête, oublie qui il est, les narines réjouies par le parfum des feuilles pourrissantes, les yeux fermés, le coeur serré pourtant parce que lui qui ne se souvient de rien se rappelle comment il a appris à se déplacer parmi les éboulis, dans les anciens lits de ruisseau, au sommet des ronciers".

"Remonter le fil jusqu'au labyrinthe..."
Désormais, le héros du roman voudrait "remonter le fil jusqu'au labyrinthe lumineux du bois qui l'a vu naître". Y arrivera-t-il ? Mènera-t-il à bien cette anamnèse dont il sortira plus fort, ayant remonté le temps, sa mémoire et son histoire ? A lire le titre du livre, on se doute que ce passé, de façon directe ou collatérale, va plonger dans "la nuit brune du XXe siècle" et l'horreur de la seconde guerre mondiale.

Mais nous ne sommes pas ici dans "Les Bienveillantes": si l'horreur des années 40 est prégnante, elle n'est pas omniprésente. Et la fiction nous parle aussi -surtout- d'une jolie romance d'aujourd'hui entre un timide homme des bois et une exubérante sujette du Royaume-Uni.

Qu'importe si le récit d'Agnès Desarthe, plus conteuse que jamais, se joue du réalisme et frôle parfois le fantastique ? "Le temps est une boule, l'enfance est au centre; on ne fait que tourner autour", rappelle la fille du grand pédiatre Aldo Naouri. L'important n'est pas le vraisemblable, mais des vérités infiniment plus subtiles.
Culture France2 - par A. Brigaudeau

Agnès Desarthe aime les personnages entre deux eaux, deux rêves, deux désirs. Les êtres paradoxaux à peine conscients d'eux-mêmes et de leurs paradoxes ; et qui se battent obscurément contre leurs démons intérieurs. Sans trop parler. Parce qu'ils ne savent pas non plus vraiment parler, ou ne croient guère à la parole. Des sortes d'étrangers en somme, que ces hommes et femmes-là, infiniment autres ; à la fois fascinants et légèrement inquiétants.

Je suis un ange venu du nord
par Linn Ullmann

L’île de Hammarsö, où se déroule une grande partie de Je suis un ange venu du nord, ressemble fort à celle de Farö, là-même où un certain Ingmar Bergman s’installa, terre qu’il filma à plusieurs reprises, notamment dans Persona, qui date de 1966, précisément l’année de naissance de sa fille, Linn Ullmann. L’intrigue de son roman n’est pas pour autant une autobiographie et le personnage du père n’est pas nécessairement inspiré par la figure du cinéaste. Cependant, nul doute que sa description du paysage et des moeurs des habitants de Hammarsö est nourrie de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence. Je suis un ange venu du nord est un livre habilement construit, une vague incessante qui reflue entre le présent et le passé. Aujourd’hui, la vie de trois demi-soeurs (chacune avec une mère différente) adultes, en route pour retrouver leur père insulaire, ours mal léché et insaisissable ; hier, les mêmes, dans leur enfance, et leurs jeux pas si innocents que cela, lors d’un été où tout a basculé. Aussi à l’aise dans la maîtrise psychologique de ces personnages- et ils sont nombreux, les seconds rôles y tenant une place essentielle - que dans le suspense qui croît au fil des pages (mais que s’est-il donc passé sur l’île, cet été-là ?), Linn Ullmann raconte avec sensibilité et précision, et souvent humour, l’essence de l’enfance, mélange de fragilité, de sensualité naissante et de cruauté. Le roman est à l’image de l’île d’Hammarsö, ce coin de terre "têtu" sombre et lumineux à la fois, au climat changeant constamment. Riche et ouvert vers un avenir incertain. Peut-être bien le plus beau livre de Linn Ullmann.

Cammille Thomine (magazine-littéraire.com) en parle : Voyage de la Norvège vers la Suède insulaire, doublé d’un voyage dans le temps, ainsi se déroule le dernier livre de Linn Ullmann, elle-même fille d’un homme intimidant, marié plusieurs fois et amoureux des îles : Ingmar Bergman. La romancière n’aime pas – et ne mérite pas – qu’on réduise son œuvre à cette imposante ascendance. Reste qu’elle excelle, comme le cinéaste, à s’approprier les regards de ses personnages pour mieux les faire se croiser. Décrite dans une langue concise, ingénue, qui rappelle celle de Sarraute dans Enfance – la dimension analytique et autocritique en moins –, l’époque bénie des années 1970 se déploie et se redessine trois fois, des premiers émois sensuels de l’aînée aux souvenirs égocentrés et monochromes de la benjamine. Et l’on sent certes que ces étés en pointillé n’ont pas été sans influence sur les choix adultes des trois femmes. On sent surtout qu’après le drame inouï de l’été 1979, vers lequel tout le livre semble tendre, aucune d’entre elles n'a pleinement trouvé la force de recommencer à vivre. Mais, de cela, l’écrivain ne parle pas. Elle se contente de vaporiser chacun des souvenirs, sans les commenter. Contre-pied de la tendance introspective qui caractérise tant de récits d’enfance ou simple garde-fou contre l’épanchement? La saveur douce-amère de cette chronique venue du nord doit en tout cas beaucoup à la pudeur de ses mots.

L'amour nègre
de J.M Olivier

Résumé du livre

Dans son malheur, Adam a de la chance : né en Afrique, dans la misère, il a onze ans quand il est adopté par un couple de stars du cinéma. A Hollywood, il découvre le glamour et le désoeuvrement. Les paradis artificiels. Mais Adam multiplie les bêtises. Pour le punir, on l'envoie chez Jack Malone, un acteur qui vante les mérites d'une capsule de café. Adam s'enfuit à nouveau et rencontre Gladys, fille et femme de banquier, qui l'attire en Suisse, où son destin s'accomplira.

A travers les cinq continents, 'L' Amour nègre' explore les vertiges de la vie factice. On se délecte des tribulations d'un Candide africain confronté aux mille tentations du monde global : luxe et culture unique, bling-bling et dépression, matérialisme triomphant.
L'auteur : Jean-Michel Olivier
Journaliste, écrivain et professeur suisse
Né à Nyon (Suisse) le 18 Décembre 1952
Considéré comme l'un des meilleurs écrivains suisses de sa génération, Jean-Michel Olivier a pourtant longtemps hésité entre le football et l'écriture. C'est en licence de Lettres à l'Université de Genève qu'il a un vrai déclic en suivant les cours de Jean Starobinski, Jean Rousset, Michel Butor ou Roger Dragonetti. Il débute véritablement sa carrière littéraire eu début des années 80.

Critique :

Le Figaro - Blaise de Chabalier (21 octobre 2010)
D'une plume rapide, sensuelle et pleine d'humour, l'écrivain suisse Jean-Michel Olivier signe un nouveau roman délicieusement déjanté.

Olive Kitteridge
d'E. Strout

Une femme qui se considère comme une paysanne avec son franc-parler et son port robuste, cette femme qui se sent blessée et qui n’arrive pourtant pas à communiquer ; cette femme c’est Olive Kitteridge. Composé de 13 nouvelles dont le personnage principale dans certaines d’entre elles est Olive et où dans d’autres ne fait que passer, retrace la vie d’une communauté côtière du Maine ; ces gens parfois seuls ou incompris, gentils ou stupides ; une communauté « familiale » où tout le monde sait tout.

Olive était enseignante de math, épouse d’Henry le pharmacien et mère de Christopher le podologue, c’est quand même pas mal pour une vie qui aurait pu être bien remplie surtout par la joie et l’amour, mais rien ne se passe jamais comme on le souhaite, les épreuves de la vie nous changent et nous endurcient. Elle est le personnage fort de ces nouvelles, ces états d’âmes donnent le ton aux récits, colérique voire même très triste, pleine de préjugés ou de compassion, elle est tout à la fois. Un être énigmatique voire lunatique.

13 récits qui la mettent en avant sans pour autant savoir finalement quelle a été sa vie car perçoit sa propre vie apparemment différemment de son fils qui l’accuse d’être une femme capricieuse, ce fils avec qui elle a tant de mal à communiquer, elle sait être gentille et attentive avec les autres mais se connait que la brusquerie avec les siens. Finalement d’un personnage simple et rural on passe à un être complexe, difficile parfois à cerner ; pas du tout sentimentale mais plutôt empathique comme si les peurs des gens la faisait sombrer aussi et que la vie de la rue lui redonner du sens à la sienne.

Très bien écrit, le roman aborde des thèmes importants comme la famille, la mort, la vieillesse et la solitude. La structure de ce « roman » est même surprenante car en utilisant de courts récits, l’auteur nous plonge dans la vie de cette femme, dont les 13 nouvelles s’étalent sur plusieurs années ; sous son mauvais caractère Olive cache évidemment d’autres sentiments bien plus douloureux et son malaise face aux changements mais reste une femme qui se dissimule sous son physique de femme robuste pour éviter d’être disséquer par une ville et d’être trop comprise finalement.

C’est un livre qui dit vrai ! Tout n’y est pas rose, tout ne se passe pas toujours bien mais on s’attache à Olive car après réflexion il fallait juste qu’elle trouve une épaule assez solide sur laquelle pleurer un bon coup !!!
Bibliosurf

.... Parce qu'elle voit clair, terriblement clair, et que cet oeil de médium la condamne souvent à rester sur la touche ou à se prendre les pieds dans les tapis, comme si elle était l'éternelle victime de sa propre lucidité.
Née en 1956 dans ce Maine qu'elle met en scène, Elizabeth Strout signe, avec Olive Kitteridge, un superbe roman sur la complexité des relations humaines et sur la difficulté de vivre, quand on est une femme exceptionnelle. Avec, en toile de fond, cette Amérique provinciale où de nombreux personnages viendront croiser le chemin d'une héroïne qui préfère la petite musique des âmes aux intrigues tonitruantes. Un bijou de psychologie et de délicatesse, comme si Virginia Woolf s'était penchée sur l'épaule d'Elizabeth Strout.

Dans le genre biographie :

John Lennon, une vie
Par Philip Norman

Pour quelles raisons, trente ans après sa mort, le culte voué à celui qui proclamait à propos des Beatles : 'Nous sommes plus célèbres que Jésus-Christ 'ne s'est-il jamais démenti ? Pourquoi la marque imprimée à toute une époque par John Lennon - l'homme et sa musique - demeure-t-elle indélébile ? Quels secrets inavoués défendent les célébrissimes lunettes rondes du fondateur du plus fameux groupe de rock de l'histoire ? Pour le savoir, Philip Norman, déjà auteur d'une mémorable biographie consacrée aux Beatles, a rembobiné le film de l'existence de John Winston Lennon, enfant de la guerre né en pleine période du Blitz, au milieu d'un raid de l'aviation allemande.

Et le résultat est saisissant. À partir de sources et de témoignages inédits, Norman parvient à faire revivre tant le gamin anonyme, écorché vif, querelleur, moqueur, voire cruel, que le working class hero milliardaire idolâtré, complexe et paradoxal. Plus encore : qu'il évoque le Liverpool de la fin des années 1950 ou les quartiers chauds de Hambourg où les Fab Four font leurs premières armes, Norman réussit le prodige de restituer l'esprit - et l'énergie - du temps. Biographie monumentale à la hauteur du sujet traité, John Lennon, une vie retrace autant l'itinéraire d'une pop star qu'il éclaire le parcours de l'une des figures majeures du XXe siècle.

Critique évènement par Julien Blanc-Gras

Curieusement, il n'existait que deux vraies biographies du plus légendaire des musiciens pop. Et elles étaient datées. Philip Norman a rédigé la sienne avec le concours de Paul McCartney, George Martin, Sean Lennon et de Yoko Ono. Cette dernière, pourtant, ne cautionne pas le livre. Tant mieux, on échappe ainsi à la bio autorisée et l'auteur, en dépit de l'amour qu'il porte à son sujet, n'épargne pas les faces obscures du Beatle.

Sept ans de travail, des centaines d'entretiens, 850 pages pour retracer la vie de Lennon, de Menlove avenue au Dakota building. Précis, complet et sérieux. Pour les néophytes comme pour les exégètes, la nouvelle biographie de référence. A signaler aussi : la sortie de 'L'ultime entretien' (Editions Autrement), retranscription de la fascinante interview-fleuve accordée par John Lennon au journaliste de Playboy, David Seef, quelques semaines avant sa mort. Livre qui par bien des égards se rapproche le plus d'une autobiographie de Lennon.

Il sort également un film

et, dans les beaux livres :

Un livre de belles photos

Un petit aperçu...

et

Chez livresphotos.com nous avons eu un véritable coup de foudre pour le travail de Véronique Durruty ! Nous sommes donc particulièrement heureux d’accompagner l’artiste dans la publication de son « Road book, 20 ans de voyage.. »

Nous avons découvert le travail de Véronique Durruty, nous sommes tombés sous le charme.. Ce que nous aimons dans ses photos, nous l’avons retrouvé chez Véronique : la vérité simple et profonde des moments capturés, le respect des pays et des peuples, l’amour de l’autre.

Nous nous sentons particulièrement proches d’elle car ce qu’elle raconte en photos, c’est ce que nous racontons en paroles tous les jours à nos clients : ces pays qui ne cessent de nous surprendre, ces gens que nous croisons furtivement mais qui nous reviennent en mémoire nimbés de couleurs, ces moments fugaces, captés, comme des rêves de voyages et de rencontres.

Un merveilleux livre d'images

Voyages inoubliables vous plonge dans des endroits de rêve.
Parce que voyager est un enchantement, cet ouvrage s'envole pour cinquante destinations extraordinaires. Découvrez des espaces sauvages impressionnants, laissez-vous envahir par la puissance de paysages naturels époustouflants, visitez des monuments uniques, des sites archéologiques emblématiques. Des voyages exotiques et porteurs d'évasion comme le Taj Mahal ou Angkor Vat, mais aussi des excursions plus près de chez vous, sur le site du Mont-Saint-Michel ou dans la merveilleuse Vallée de la Loire, sont proposés dans ce livre.
Rendez-vous aux chutes Victoria, à Samarkand et en Terre de Feu. Une aventure exceptionnelle, à la découverte d'incroyables panoramas. de peuples lointains qui partageront volontiers leurs traditions. Embarquez pour ces Voyages inoubliables à travers des photos comme si vous y étiez et des textes qui racontent ces lieux magiques. Toute la rigueur des journalistes de GEO pour une découverte détaillée, historique et culturelle de ces 50 voyages mythiques, agrémentés de conseils pratiques...
pour rêver et s'évader !.

Pas pu trouver des images intérieures mais on peut faire confiance à Géo

Un autre beau livre d'images somptueuses

Des grottes de Lascaux aux studios Universal d'Hollywood, de la Grande Muraille de Chine au Parthénon, sur chaque continent, de la naissance des civilisations aux événements les plus récents, les 1001 sites historiques sélectionnés ici sont des lieux où s'est écrite une page de l'histoire de l'humanité. Scènes de crime, monuments, décors de fête, centres de détention, champs de batailles, places de révoltes, maisons natales de grands personnages, ce panorama autour de la planète est un foisonnement inespéré de destinations culturelles, des plus évidentes aux plus inattendues, proches de chez vous ou à l'autre bout du monde, offert au désir des curieux.

Il y en a tant... difficile de faire un choix...

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Lun 20 Déc - 18:18



Deux livres que je vous recommande particulièrement...

Janna FOX, pour toujours
de Mary E. Pearson

Pourquoi Jenna se souvient-elle si bien d’événements de sa toute petite enfance en dépit de son amnésie ? Pourquoi ses parents ont-ils déménagé d’Est en Ouest au moment de sa sortie de coma abandonnant sur la côte Est des Etats-Unis une carrière brillante ? Pourquoi sa grand-mère Lily, femme aimante et aimable ne l’aime-t-elle pas, elle, Jenna, adorée? Pourquoi ses parents ont-ils, année après année, filmé ses anniversaires jusqu’à ses 17 ans ? Pourquoi ne peut-elle aller au lycée, manger comme tout le monde ? Pourquoi se sent-elle prisonnière de sa propre vie ? Le roman progresse de réponse en question. Nous vivons avec l’héroïne, à ses côtés, à la première personne, l’élucidation du mystère. Pas à pas, de façon tâtonnante comme il convient lors d’une convalescence, l’auteure nous entraîne à la découverte de l’identité de Jenna et construit par touches successives un univers décalé où parents, amis, voisins, les seconds rôles cernent le personnage principal. Le voile levé, le roman ne s’achève pas puisque commence alors une intense réflexion sur la vie et ses valeurs, les limites de l’humain acceptables ou non, confrontées à la science et aux possibilités qu’elle ouvre. Autant dire que les ouvertures multiples de ce roman : énigme, anticipation, réflexion éthique permettent des lectures variées susceptibles de passionner un grand nombre de lecteurs, un très roman fort et beau à l'image de sa couverture.
Danielle Bertrand - Ricochet.

Dans un futur proche, un monde victime de l'utilisation abusive d'antibiotiques se bat depuis plusieurs décennies contre des pandémies.
Jenna Fox, fille d'un chercheur devenu un chef d'entreprise prospère, se réveille d'un coma profond. Amnésique, elle est entourée de l'amour protecteur de ses parents.
A travers les faisceaux des regards de ses proches et de quelques bribes de souvenirs, Jenna tente de recomposer l'identité de la jeune fille qu'elle était.
Mais est-elle toujours cette Jenna, enfant adorée par sa grand-mère qui la regarde aujourd'hui comme une étrangère ?
Des questions la hantent mais ne trouvent aucune réponse face au mutisme de ses parents et à l'isolement forcé auquel ils la contraignent.
Roman d'anticipation, Jenna fox, pour toujours amène à de nombreuses réflexions tout en maintenant un suspens digne d'un thriller.
Qu'est-ce que l'identité ? Sommes nous réductibles à une somme d'organes ? Qu'est-ce qui fonde réellement la valeur de l'humain ?
Mary E. Pearson aborde tous ces thèmes sans jamais aucune lourdeur didactique et conserve à son intrigue une rythmique qui accompagne le lecteur et Jenna Fox dans cette quête d'identité. Librest.com

Sur les traces du chat : .... C'est un roman que je conseille très fort, car je vous garantis qu'il va vous secouer. Jenna Fox est peut-être amnésique, mais une chose est sûre : vous vous souviendrez d'elle.

Mon avis.... Ce roman est conseillé aux jeunes à partir de 14ans... Je dirai pour jeunes... mûrs car il est réellement surprenant - d'abord dans sa présentation - et nous laisse, la dernière ligne lue, à des interrogations profondes.... qui n'ont pas forcément de réponse !

et aussi :

La maison où je suis mort autrefois
de Keijo Higashino

Le récit est à la première personne. Le narrateur est un homme encore jeune, qui n'est pas nommé. Son ancienne petite amie du temps de l'école, Sayaka Kurahashi, reprend contact avec lui afin de demander son aide.

Sayaka, qui est désormais mariée à un homme d'affaires souvent absent, vient de perdre son père. Parmi les objets appartenant à ce dernier, elle découvre un plan tracé à la main et une clef. Le plan mène à une maison dont son père ne lui a jamais parlé. Sayaka veut savoir de quoi il retourne mais elle a un peu peur de ce qu'elle pourrait trouver, c'est pourquoi elle se tourne vers son ancien flirt. Pour le convaincre elle lui révèle un secret très personnel: elle n'a aucun souvenir de sa petite enfance. Les années avant son entrée au primaire n'ont laissé aucune trace dans sa mémoire. Elle cherche des réponses.

Son ami, visiblement encore épris, hésite avant d'accepter. Tous deux prennent alors la route vers une région montagneuse. Ils vont suivre le plan, trouver la maison, faire tourner la mystérieuse clef, et entrer...

autre résumé : Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas… Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner.

Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques…

Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.

Critique : Heureuse surprise que ce roman enthousiasmant, et même fascinant. La quête d’identité, l’appel aux souvenirs, un thème qui a été souvent traité. Les secrets liés à une maison, également. Keigo Higashino fait preuve d’une rare maestria dans l’évolution du récit. L’histoire progresse en nous offrant des clés, des éléments de compréhension, mais en ajoutant de subtiles questions supplémentaires. S’agit-il de faux-semblants ? Le narrateur lui-même parle d’illusion, mais précise “Le terme illusion n’est peut-être pas le bon.” Entre la famille disparue, Sayaka et son ex-petit ami, c’est plutôt un jeu de miroirs dont les reflets nous renvoient des uns aux autres. Bien entendu, on peut penser que Sayaka a un véritable lien avec ces lieux, mais rien n’est aussi formel. En outre, la froideur de l’héroïne ne la rend pas attachante, pas si touchante. C’est une vérité très complexe que l’on recherche, pas la sympathie envers les personnages. Excellent, tout simplement. Action-suspense.over-blog

L’auteur est né en 1958 à Osaka. Il est un des figures majeures du roman policier nippon. En 2006, il a reçu le prestigieux prix Naoki pour Le Dévouement du suspect X.

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Ven 7 Jan - 23:03

les filles,

Rattrapage d'après fêtes

Des livres sur les femmes, les mères... sujets récurrents qui semblent bouleverser leurs auteurs.


de James Ellroy

En six mouvements - 'Elle ', 'Elles ', 'Cougar ', 'La Déesse ', 'La Pluie ', 'Elle '– Ellroy revisite les moments clés de ses relations avec les femmes, à commencer par la première d'entre toutes, sa mère Geneva Hilliker, objet de la 'malédiction 'qu'enfant il lança contre elle, souhaitant la voir morte. Trois mois plus tard, elle était assassinée. Après avoir vainement tenté de retrouver la trace de son meurtrier dans Ma part d'ombre, il entreprend ici une autre forme d'exorcisme : annuler la malédiction à travers la quête des autres femmes, passer de 'Elle 'à 'Elles '. Les autres, ce sont les adolescentes sur lesquelles il fantasmait dans sa jeunesse, mais aussi des femmes mûres, réelles ou imaginées ; celle qui exerça une influence majeure sur lui, la journaliste Helen Knode, alias Cougar, puis 'La Déesse 'Joan, inspiratrice du personnage éponyme d'Underworld USA, et enfin, l'autre 'Elle ', la femme qui partage sa vie aujourd' hui. La boucle est bouclée.
Le meurtre de sa mère a transformé Ellroy en obsédé du crime, comme il le révélait dans Ma part d’ombre. Il a aussi fait de lui un voyeur obsédé par les femmes, comme il le détaille dans La Malédiction Hilliker. Aussi tonique que le précédent, ce deuxième ouvrage autobiographique se montre également bien plus exhibitionniste. Car à l’en croire, Ellroy n’a pas le choix. S’il n’écrit pas la longue chaîne névrotique de ses amours réels et fantasmés, il ne pourra jamais connaître le bonheur conjugal auquel, en homme de droite revendiqué, il aspire profondément. Ce texte se veut une thérapie par l’écriture, donc, et une thérapie de choc, comme il s’agit d’Ellroy, maître du polar musclé. L’auteur avoue d’abord l’inavouable : les pensées impures qu’il a nourri, enfant, à l’égard de sa mère, Jean Hilliker. Puis décortique comment, après cette transgression, il a pu se sentir responsable de son assassinat : comme tout petit garçon imaginatif, le jeune Ellroy croyait aux malédictions. Et croyait aussi qu’elles vous reviennent comme des boomerangs. Le texte relate les effets de ce contrecoup : adolescent, Ellroy est devenu un voyeur, masturbateur, voleur de petites culottes ; doublé d’un toxicomane qui s’est perdu dans des fantasmes sans fins. Adulte, il est devenu Ellroy, un auteur de romans policiers hyperboliques et tortueux hantés par les femmes, et un amant condamné à voir tous ses amours échouer, qui tremble aujourd’hui dans les chambres à coucher… Certes, Ellroy s’étale ici avec l’impudeur d’une starlette au confessionnal de la presse people. Mais cela se justifie doublement : à travers sa névrose, c’est sa genèse de créateur qu’il raconte. Et il y met la superbe du grand écrivain qu’il est. Evènement

« Ce livre m’a dévasté », dit James Ellroy à propos de La Malédiction Hilliker qu’il définit comme « un manifeste romantique ».
De la mère aux épouses et aux amantes, toute l’œuvre d’Ellroy procède du féminin et trouve sa source dans cette « malédiction » sur laquelle il s’expliquait déjà dans Ma part d’ombre : « Ma mère m’a donné ce cadeau et cette malédiction : l’obsession. »
C’est précisément le cœur de ce nouveau livre : l’obsession des femmes, sans lesquelles il se sent « désincarné ». La phrase d’ouverture, « Pour que les femmes m’aiment », énonce d’emblée le principe fondateur de la vie émotionnelle et créatrice d’Ellroy. Une phrase déjà prononcée par Don Crutchfied, double fictif de l’auteur, dans Underworld USA. le blogcultura


de Michel del Castillo

Pianiste virtuose, Xavier s'installe sur le tard aux États-Unis pour préparer ce qui sera sans doute un de ses ultimes enregistrements.
Toutes ses rencontres la ramènent au temps noir de sa mémoire : «Mamita», cette terrible figure de mère qui tour à tour lui fit partager ses séjours dans des hôtels de luxe, le trahit, l'abandonna, tout comme elle trahit ses amants et époux successifs, ses protecteurs espagnols, allemands, puis alliés, monstre d'égoïsme animé du seul souci de sauver sa peau et de mener la belle vie.
Du Steinway sous lequel le petit Xavier se cachait, à Madrid, chez sa grand-mère, dans l'attente du retour de Mamita d'une de ses frasques, à l'instrument solitaire, dans le hall d'un palace parisien, sous l'Occupation, sur lequel elle jouait pour se faire bien voir des officiers allemands, c'est la destinée d'un fils non désiré, nié, qui est comme l'arrière-paysage d'où s'élève le jeu sublime de l'artiste blessé à mort par le désamour de celle qui lui donna le jour.

Ne vous demandez pas si ce roman a des accents autobiographiques : tous les livres de Michel del Castillo sont la sonate de sa vie.
Louons cet interprète hors pair, car sa sensibilité est déchirante. Ce roman est son dernier enregistrement en date. Faites une place à ce Nocturne intérieur d'un enfant, d'un adolescent et d'un homme dont le voeu le plus cher aura été de se faire accepter.le magazine littéraire

Comment peut-on vivre dans la trahison et le mensonge ? Cette question est au cœur du nouveau livre de Michel del Castillo, lauréat de nombreux prix littéraires dont le Renaudot et le Fémina. Dans Mamita, il revient à nouveau sur sa mère, femme aimée et haïe. Un livre intense, déchirant et secret.France info.P Vallet


de Violaine Schwartz

Elle est chanteuse lyrique. Sans travail, depuis des mois et des mois.
Elle prépare une improbable audition pour jouer dans 'La Voix humaine' de Poulenc, elle tourne en rond avec sa petite fille, dans sa grande maison, trop grande pour eux trois, une maison qui appartient à sa belle-famille, vous verrez, c'est la maison du bonheur, leur a-t-on dit en leur remettant les clés. Et aussi : il faudra penser à purger les radiateurs et tondre la pelouse et une maison pleine de phrases et de choses à faire, dans laquelle ils flottent, trop d'escaliers, trop de pièces mortes, elle se dissout dans le papier peint, elle s'égare dans les fissures du plafond, et les problèmes matériels prolifèrent comme les pucerons dans le jardin, quelle chance d'habiter là, les voix ne s'arrêtent jamais dans sa tête, et la panique grandit, de tout ce qu'il y a à faire, que les gens font, qu'elle n'arrive pas à faire, à commencer par trouver du travail. Mais plus elle s'acharne en vocalises, plus sa voix s'abîme, moins l'argent rentre et plus les tuyaux fuient, plus les rues sont venteuses dans l'hiver qui arrive, et plus elle a la tête qui part en arrière : le sol se dérobe sous ses pieds, le monde danse tout à coup, mais inspire, expire, elle se rattrape toujours, jusqu'à la fois d'après...

C’est un roman sur la folie qui peu à peu vire à la paranoïa. On assiste à la dégradation de cette femme en même temps que celle de la maison du bonheur qui tourne à la maison du malheur. L’écriture est saccadée ce qui peut dérouter le lecteur mais qui rend parfaitement l’état de santé mentale de cette femme. C’est son monde rempli de peur, de délire et de rejet des autres que l’on explore, un monde où on la voit s’enfermer sans volonté de s’en sortir et où elle rejette les raisons de ses échecs professionnels et personnels sur les autres. Une descente en enfer parfaitement maitrisée mais éprouvante pour le lecteur.
On assiste impuissant dans une position de voyeur à cette lente déchéance en se demandant si elle ira jusqu’à commettre l’irréparable, si quelqu’un prendra la pleine mesure de sa folie et essayera de l’aider.
C’est un aller simple pour la folie, une plongée en apnée sans certitude de retour dans laquelle l’issue reste incertaine.
C’est un livre habité où la souffrance est omniprésente, la souffrance d’une femme dont les repères sont perdus et qui s’isole jusqu’à vivre comme une sauvage. Chroniques de la rentrée littéraire

Il est risqué de démarrer un livre par une fausse note. Surtout quand il s'agit de son premier roman et que le couac se conclut en aphonie. Fina­lement, Violaine Schwartz a eu raison : alors que son personnage de cantatrice perd sa voix en plein concert (« Oh là là » - drame), l'écrivain trouve la sienne, troquant une mélopée contre une autre, plus singulière, empreinte d'une folie douce, d'un élan.....
C'est nerveux, entêtant ; il ne s'y passe quasiment rien - si, un locataire originaire du Gabon habite depuis peu juste en dessous -, mais l'ensemble se lit d'une traite, comme un polar : l'incroyable course d'une femme qui se poursuit elle-même, en silence, dans une chambre délabrée. Télérama

et sur les liens familiaux... ah, famille quand tu nous tient !!!!


de Jennifer Johnston

Lorsque Henry, la cinquantaine, se réveille sur son lit d'hôpital, il ne peut se rappeler ce qui l'a conduit là. Il a du mal à situer ceux qui défilent à sont chevet : est-il encore marié à Steph, cette femme autoritaire, qui s'assure de son bien-être ? N'était-il pas fâché avec Ciara, sa fille de 16 ans ? Son fils, Donough, lui cacherait-il quelque chose ? Son frère, George, serait-il revenu du Canada ? Que devient sa mère, Tash, peintre excentrique et déboussolée ? Qui est Sébastien, ce très bel homme qui le veille jour et nuit ? Au fur et à mesure que son corps se répare, ses souvenirs reviennent, et avec eux ces sentiments d'inadéquation, d'insécurité, d'urgence qui ont fait tant de tort aux siens. Il faudra encore un peu de temps, un événement dramatique et la magie d'un soir de Noël pour que Henry parvienne enfin à renouer les liens distendus avec sa famille.

Porté par l'écriture exquise de Jennifer Johnston, un roman aussi poignant que délicat sur les liens familiaux, l'amour et le temps qui passe. Une histoire bouleversante, parsemée de subtiles références shakespeariennes, par une des plus brillantes romancières irlandaises. Belfond

Même si Jennifer Johnston n’est pas toujours tendre avec ces personnages, elle les utilise pour nous faire part de son regard sans concession envers la famille. Cependant, jamais, l’auteure ne perd sa part d’espérance. Ainsi, ce roman est littéraire, poétique, subtil et poignant. Une belle écriture renforce le contenu. Un plaisir de lecture. 1001livres.

Bonnes lectures...

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Dim 16 Jan - 10:09



Un bog sur la page et tout à recommencer

Bon, je disais... derniers coups de coeur du moment et d'hier...


Le dernier secret de Mary McGarry Morris

À dix-sept ans, Nora fugue avec son petit ami Eddie. Mais, sur le parking d'une aire d'autoroute, en direction de L.A., Eddie commet l'irréparable.
Vingt ans plus tard, Nora s'est reconstruit une vie en apparence parfaite au sein de la bonne société de Nouvelle-Angleterre. Jusqu'au jour où son mari lui révèle sa liaison avec leur meilleure amie...
Et, tandis que son monde s'effondre, Nora voit resurgir Eddie, tout juste sorti de prison, bien décidé à lui faire payer toutes ces années perdues.
Chantages, menaces, mensonges, trahisons... Prise au piège d'une spirale infernale, Nora va devoir affronter ses propres pulsions de vengeance et ses secrets les plus enfouis pour renaître.

La Procure : Poignant, haletant, troublant, un magnifique roman sur la culpabilité et la rédemption, par un auteur au talent exceptionnel. Quand un secret en cache un autre, la descente aux enfers d'une femme trahie par les siens et rattrapée par son passé.
L'Express Culture : Parce qu'elle vit cachée au coeur du Massachusetts - à Andover, où elle a élevé cinq enfants et signé une demi-douzaine de romans -, Mary McGarry Morris n'est pas très à la mode aux Etats-Unis. Son sillon, elle le creuse en solitaire et, pourtant, son oeuvre commence à peser lourd dans la balance. Il faut du temps pour s'y acclimater, car l'auteur du Dernier secret aime tisser ses scénarios au petit point, sur de longues distances. Mais si elle ralentit volontiers l'allure, c'est pour épingler les moindres détails de cette Amérique profonde qui lui sert de théâ-tre. Elle l'observe au microscope en sondant les coeurs, inlassablement, au fil de chroniques où elle met en scène des hum-bles, des personnages gommés par le destin, des êtres dont elle s'ingénie à redessiner les visages pour montrer ce qu'il y a de singulier - et parfois de diabolique - derrière les apparences.


Le jardin de Machiavel par Mark Crick

Passion du livre : Le jardinage est une passion anglaise, dit-on, et la littérature une passion universelle. Il était donc naturel que Mark Crick, londonien et amoureux des livres, les réunisse dans ce troisième recueil de pastiches littéraires qui fait suite au succès des savoureuses recettes de La Soupe de Kafka et des surprenants travaux manuels de La Baignoire de Goethe.
Dans Le Jardin de Machiavel, Mark Crick nous initie aux subtilités de l'art du jardinage en compagnie des grands écrivains. Avec le redoutable penseur politique florentin, le lecteur apprendra comment devenir le prince de son jardin. Pablo Neruda lui enseignera que tailler un rosier en automne est la plus élégante manière de se séparer d'un amour d'été. Avec Bret Easton Ellis, il assistera à une frénétique chasse aux pucerons et autres parasites sur les toits branchés de l'Upper East Side...
Mark Crick brille une nouvelle fois par sa fantaisie, son humour et un sens de la dérision jubilatoires. Ses dons graphiques continuent à servir son oeuvre : chaque texte est accompagné d'une illustration à la manière de grands artistes, de Munch à Lichtenstein ou Rivera.
Babelio : Après les savoureux succès de La Soupe de Kafka et de La Baignoire de Goethe, Mark Crick achève sa trilogie consacrée aux arts domestiques en nous initiant aux charmes bucoliques dujardinage.
En compagnie de quelques géants de la littérature mondiale dont Machiavel, Berthold Brecht, Emile Zola, Pablo Neruda, Sylvia
Plath ou Henrik Ibsen, l’écrivain anglais nous conte les plaisirs et les peines de cette activité si populaire.
Composée de textes très fins, aussi surprenants qu’hilarants, que l’auteur a lui-même illustrés en pastichant les plus grands artistes, le Jardin de Machiavel est une irrésistible introduction et un vibrant hommage à quelques grands classiques de la littérature.

Dans l'édition française de ce recueil, la traduction a été, comme pour les précédents, confiée à un panthéon d'écrivains et traducteurs, fins connaisseurs de l'écrivain pastiché- Geneviève Brisac, Camille Laurens, Jacques Attali...).


L'énigme de la rue St Nicaise de Laurent Joffrin

Un roman historique et policier - un jeune loup sous le Consulat.

24 décembre 1800. Quand la bombe manque de tuer le premier consul qui se rendait en carrosse à l’Opéra, Bonaparte décide d’employer les grands moyens pour trouver les coupables et transformer l’affaire en événement politique. C’est le commissaire Donatien Lachance, le bras droit de Fouché, ministre de la Police, qui est chargé de l’enquête ; Bonaparte se prononce sur-le-champ : il préférerait que les terroristes soient républicains... À l’aide d’indices précis et nombreux, Donatien entend mener ses investigations d’une façon rigoureuse, annonciatrice de ce que deviendront les méthodes d’une police moderne. Il est entraîné sur la piste d’extrémistes monarchistes vendéens, à l’opposé des désirs de Bonaparte. Sur la liste des suspects qu’a entérinée le premier consul figure un officier républicain qui est le mari d’Olympe, une pasionaria de la Révolution, que Donatien a follement aimée.
Dans le salon de Juliette Récamier, dans les luxueuses maisons de plaisir du Palais Royal ou sur les côtes de la Manche où s’affrontent les marins anglais et français, des intrigues échevelées se déroulent aussi subtiles dans le domaine des sentiments que dangereuses dans les allées tortueuses du pouvoir. Les idéologies comme les passions se bousculent encore dans une France à peine sortie de la Terreur et qui vit sous la férule d’un petit homme adulé ou honni, qui va devenir empereur. Séduisant héros d’une époque nouvelle, Donatien Lachance saura-t-il sauver ses amis sans sacrifier sa carrière ?

Bibliosurf. Directeur de Libération, ancien directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, Laurent Joffrin a notamment publié deux romans à succès : La Princesse oubliée et C’était nous.
La revue de presse Bernard Géniès - Le Nouvel Observateur
Dans «l'Enigme de la rue Saint-Nicaise», le directeur de «Libération» enquête sur l'attentat qui faillit coûter la vie à Bonaparte. Passionnant...
Comment donner du suspens à une situation dont nous savons déjà presque tout ? Parce qu'il est journaliste, Laurent Joffrin sait la manière de construire une enquête. Romancier, il n'ignore pas qu'il doit lui ajouter les éléments capables de susciter la curiosité du lecteur. S' agissant de la reconstitution historique, l'affaire est rondement menée...
Entre réel et fiction, Laurent Joffrin navigue dans son récit avec l'aisance d'un vieux briscard. Sous sa plume, le Paris de 1800 devient une cité fascinante où les lumières de ses fastes côtoient l'ombre de ses bouges.



Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard

13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Léonard de Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel-Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.

Prix Goncourt des Lycéens 2010

Critique J.C Evènement : Derrière ce magnifique titre, se cache un merveilleux roman. J'ai été emballé. Mathias ENARD nous entraîne, dans la Constantinople, du début du seizième, sur les pas de MICHEL-ANGE, invité par le sultan BAJAZET, pour concevoir les plans d'un pont sur la Corne d'or, après avoir refusé ceux de Léonard de Vinci. Ce roman, nous fait suivre les pas du sculpteur, architecte, nous montre les difficultés de la création, les rivalités entre les artistes de cette époque. Grâce à l'écriture faite de phrases et paragraphes courts, comme une mosaïque, il nous amène, à ressentir, la beauté des lieux, des objets, des parfums, les relations humaines, sensuelles, ambigües, à la fois amicales et violentes, la complexité politique de cette région du monde au croisement des civilisations, des religions et des philosophies toujours perceptibles après plusieurs siècles. Mathias ENARD nous emporte, comme sur le tapis volant des contes arabes, dans les mystères et la splendeur de l'orient, fait de mosquées et de cathédrales, de vizirs et de sultans, de poètes et de danseuses orientales, d'épices et de pierreries.

Attendu après l’impressionnant Zone, Mathias Enard change de cap et nous surprend avec Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, très beau texte orientaliste où, en mêlant l’Histoire – celle de Michel-Ange – à la fiction, en introduisant l’éventualité d’un amour exotique dans la vie du sculpteur florentin, l’auteur offre un roman au style élégant, fin et sensible, pourvu d’une narration exécutée par touches délicates. Parfait pour achever l’été et lancer cette rentrée littéraire 2010. Rhinoceros.


RU de Kim Thüy

Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, 'Ru' dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thuy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd' hui.

M.C Evènement : ‘Ru’ est un récit de la mémoire. Celle des visages, des lieux, des événements. La plume y est musicale, sensitive et poétique. Le premier roman de Kim Thuy peint, au fil des souvenirs, des tableaux intimes et vivants : la fuite hors de Saigon, le camp de réfugiés en Malaisie, l’enracinement au Canada… Sa palette est celle des sens. Ici, le bruit d’une tige de bambou, là, l’odeur des pivoines, d’un poisson caramélisé au poivre ou du caoutchouc, plus loin le bleu du ciel ou le cuir rouge du divan d’un bar. De cette écriture du souvenir naît toute une série de portraits, âmes esseulées, blessées, dépouillées, tendres et joyeuses également. Chacune révèle que, sur chaque rive de sa vie, Kim Thuy salue les siens. Au Québec, au Vietnam, elle raconte par touches une histoire tragicomique dans laquelle il faut sans cesse recommencer, se reconstruire, se réinventer. Au hasard des rencontres, Kim Thuy s’attache à rendre les faits plus intimes, revisite l’Histoire pour partager la vision et les émotions d’une communauté de destins. Son livre agrippe l’exil et l’enracinement, la mémoire et la transmission pour offrir des pages d’une beauté rare.

La romancière, qui signe ici son premier texte, se dévoile, mais avec grâce, pudeur. Elle opère surtout une mise à nu de ses souvenirs éparpillés dans le temps et l'espace. Dans un va-et-vient entre le Vietnam et le Québec, entre les gens de là-bas et les gens d'ici, elle fouille sa mémoire, touche les empreintes d'une histoire commune comme on effleure tendrement des cicatrices sur une peau, couche des images, des sensations, se contente d'une courte page, puis d'une autre, pour dire l'essentiel - éclats de vie ou de diamant.....Comme un ruisseau - un ru - qui va son chemin selon les caprices de la folie des hommes, son écriture trace dans une même phrase la guerre et la paix, le ­paradis et l'enfer, le bonheur et les larmes. « Sans l'écriture, comment entendre la ­neige fondre, les feuilles pousser, et les nuages se promener ? » Trente ans après avoir quitté le Vietnam, Kim Thuy a franchi l'impensable. Elle s'est habillée de mots. A fait sienne la langue française. S'est mise au centre d'un récit et nous raconte mille vies. Télérama

A la prochaine ...

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CHEMIN DES OISEAUX

Je suis convaincu que l'avenir appartient à la non-violence, à la conciliation des cultures différentes. C'est par cette voie que l'humanité devra franchir sa prochaine étape.Stéphane Hessel

Bonne journée à toi Florisse
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