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 Une semaine, un livre....

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florisse
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Dim 30 Jan - 21:56



Quelques découvertes pour ces 'encore' longues soirées d'hiver...



Black Rock de Amanda Smyth

Nous sommes à Tobago, en 1955, dans le village de Black Rock. Celia, une adolescente plutôt jolie, orpheline (sa mère – une Noire – est morte en lui donnant le jour ; son père, d'origine anglaise, vit à Southampton), est élevée par sa tante Tassi. Celle-ci a épousé en secondes noces un certain Roman, brute alcoolique, coureur de jupons, machiste, qui lorgne évidemment Celia. Un jour, il la viole.
Celia s'enfuit et embarque pour Trinité où elle trouve un emploi de domestique chez l'étrange et troublant docteur Rodriguez. Son épouse, mentalement fragile, suspicieuse et sujette à des crises de violence, va bientôt deviner que Celia et son mari sont devenus amants. Bien qu'il la découvre enceinte de lui, il est contraint de la chasser. Celia ne voit comme unique remède à sa douleur que de se réfugier auprès de sa tante de Trinité, la douce et chaleureuse Sula. D'où vient la tendresse irrépressible qui les unit ?

Il y a des réminiscences de La Prisonnière des Sargasses de Jean Rhys dans le fascinant, l’aérien roman d’Amanda Smyth. Elle nous enchante autant en décrivant une touffeur et des luminosités tropicales, qu’en explorant l’indolence de ses personnages, leur besoin de vengeance et les désirs qui les assaillent.ckThe Guardian
Avec Black Rock, Amanda Smyth a écrit une fiction limpide comme le courant d’une rivière. Son personnage principal est une île, elle-aussi, qui doit se battre contre les préjugés, la voracité des hommes, pour se construire et acquérir cette liberté qu’on lui refuse. A la fin du roman, sa vie ne fait que commencer. Le plus remarquable, dans ce livre, est son refus du manichéisme en noir et blanc. La couleur de peau a d’abord valeur sociale, elle n’est pas synonyme de bonté ou de méchanceté pour autant. La plume d’Amanda Smyth ne donne pas non plus dans l’exotisme de pacotille. Les paysages de Trinité-et-Tobago sont un décor dont le degré de beauté varie selon les personnages. Le destin de Celia, petit soldat des Caraïbes, est celui d’une femme qui ne se laisse pas abattre par l’adversité. Superbe est son portrait tracée par une romancière dont on reparlera. Bibliosurf.



Cette vie ou une autre de Dan Chaon

Lucy a quitté le lycée et sa famille pour suivre un professeur charismatique qui n'est peut-être pas celui qu'elle croyait, Mike recherche son frère jumeau disparu depuis dix ans et qui a sans doute causé la mort de leurs parents, le jeune Ryan est bouleversé d'apprendre la véritable identité de son père : trois personnages totalement étrangers les uns aux autres, et dont les destins viennent s'entremêler de manière vertigineuse. Comme dans un jeu de pistes, Dan Chaon, finaliste du National Book Award, l'auteur de Parmi les disparus, établit des correspondances subtiles entre ces trajectoires, transformant peu à peu son récit en un véritable suspense psychologique, à la croisée des univers de David Lynch et de Don DeLillo. Une démonstration de virtuosité et d'audace littéraires sur l'érosion de l'identité dans un monde de plus en plus virtuel.

Salué par Jonathan Franzen, ‘Cette vie ou une autre’ peut s’enorgueillir d’avoir le démarrage le plus efficace qu’on ait lu depuis longtemps : une poignée de chapitres très courts, alternés comme dans un montage de cinéma, le premier montrant une voiture qui fonce vers l’hôpital avec, à bord, un père et son fils. « Sur le siège, lit-on avec effroi, sa main sectionnée repose dans une glacière de huit litres en polystyrène »… Un commencement magistral par quoi Dan Chaon harponne son lecteur, lequel n’a plus qu’à se laisser glisser dans l’astucieuse histoire d’usurpation et de faux-semblants qu’il a imaginée. Les histoires, en fait, car Chaon en raconte trois. D’abord, donc, Ryan, le garçon à la main coupée, qu’on retrouve en flashback quelques mois plus tôt, alors qu’il quitte le foyer familial pour rejoindre son père biologique, un petit escroc charismatique ; puis Lucy, une lycéenne de l’Ohio séduite par son prof et qui s’enfuit avec lui ; enfin Miles, qui cherche à travers l’Amérique son frère jumeau disparu. Le point commun entre ces récits ? Il se dessine au fil des pages à travers les indices disséminés par Chaon, jusqu’à ce qu’on comprenne que les trois histoires n’en font peut-être qu’une. Formidable vivier d’intrigues, le thème du vol d’identité et des données personnelles avait déjà inspiré T.C. Boyle dans Talk Talk ; tout en offrant une critique discrète des failles de notre monde numérisé, Dan Chaon le revisite ici sur un mode plus intime, en le reliant à la question de la personnalité et de la réversibilité de nos choix de vie – pourquoi telle vie plutôt qu’une autre, pour reprendre le titre ? En résulte un roman efficace et captivant, aux frontières du thriller, et qui pourrait prendre pour exergue le fameux poème de Robert Frost cité par Ryan : Deux routes divergeaient dans un bois jaune, et désolé de ne pouvoir prendre les deux… Et Ryan d’ajouter : « Pourquoi ? Comment ça se fait qu’on ne puisse pas emprunter les deux routes ? » Evènement



La fortune de Sila de Fabrice Humbert

Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n'intervient. Ni le couple russe qui contemple cette scène avec des sentiments mêlés, ni la femme du client en colère, ni les deux jeunes gens, deux Français, venus fêter une première embauche à la banque. Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ? Dans le cours des vies, aucun événement, si minime soit-il, n'est anodin.

Et la brutalité de l'un, l'indifférence ou la lâcheté des autres vont bientôt se révéler pour ce qu'elles sont vraiment : le premier signe de leur déclin. De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l'argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale, de l'oligarque russe au financier français en passant par le spéculateur immobilier, tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut. Après L'Origine de la violence, Fabrice Humbert signe avec La Fortune de Sila un roman captivant, une véritable fresque contemporaine de nos sociétés mondialisées.
Laurent Blanc - La vie littéraire

Les petites lâchetés du présent annoncent souvent les défaites de demain. C’est ce que rappelle Fabrice Humbert, Prix Orange du Livre avec L’origine de la violence, dans son quatrième roman, La fortune de Sila. Le tableau terrible d’un monde dominé par l’égoïsme, l’argent et la fureur.
P. Vallet sur France-info

Le livre 'Suspense' :



La maison d'à côté de Lisa Gardner

Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d’école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect Nº1 : son mari Jason.
Dès que l’inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d’empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse "chérie"… Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher ? Mais de qui ?

Après avoir lu ce suspense, vous ne regarderez jamais plus une porte déverrouillée, une fenêtre entrouverte ou une page Web de la même façon… Les fans de Sauver sa peau apprécieront cette nouvelle enquête particulièrement surprenante de la non moins surprenante D.D. Warren !

"Certainement le suspense le plus complexe de Gardner. Un régal." Booklist

"Une de ces énigmes élégantes qu’il est parfaitement impossible de résoudre avant la révélation finale." Book Reporter.com

Sur la jaquette de couverture, figure une critique du magazine « Elle « : « L’Américaine Lisa Gardner est passée maître dans l’art de manipuler les lecteurs, pour leur plus grand plaisir ». »Manipuler », Ils ont vu ça où ?
Le lecteur n’est pas manipulé. Il assiste à une histoire sombre qui prend ses sources dans le passé. Les protagonistes ne savent pas tout les uns des autres. Certains mentent, mais ils ont de bonnes raisons. Il va sans dire que l’on ne nous ne révèle pas leurs secrets dès le début. Sinon, il n’y aurait pas de livre.
Ces protagonistes ont des raisons valables d’agir comme ils le font, que nous bouillons de connaître. Cela a un nom : suspense. Le nerf du polar. C’est d’ailleurs le titre de la collection d’Albin Michel : « Spécial Suspense ». « Manipulation », c’est peut-être plus vendeur, mais c’est superflu... Cahierdenotes.

Et aussi un livre qui nous plonge à l'intérieur de nous-même, nous incitant à revenir sur certaines pages de notre vie et à en comprendre le sens.. ou à en saisir certaines nuances...



Tout ce qui n'intéressait pas Freud par Philippe Presles

Avec sa 'découverte 'de l'inconscient, Freud a laissé de côté notre outil le plus puissant et le plus fascinant : la conscience. Comment apparaît-elle chez nous ?
Comment s'en servir pour 'devenir ce que nous sommes '?

Ce qui n'intéressait pas Freud est un fascinant voyage aux confins de la médecine, de la psychologie et de la spiritualité. Il nous offre une réflexion appuyée sur les données scientifiques les plus récentes pour éclaircir l'un des mystères les plus anciens : comment apparaît la conscience chez l'être humain ? Et il nous rappelle que cet outil aux pouvoirs créatifs presque sans limites est aussi notre principale arme pour accomplir pleinement notre destin humain.

Depuis son plus jeune âge, le docteur Philippe Presles, médecin, éthicien, économiste, a été fasciné par le phénomène de l'apparition de la conscience. À force d'études, d'observations, de lectures, il en est venu à identifier ce 'saut 'qui se produit chez l'enfant autour de l'âge de cinq ans - le passage d'un monde de pures sensations à celui d'une narration personnelle reliant passé et futur, l'apparition de la peur de la mort et des questions fondamentales du sens de l'existence.

Son livre est une exploration au triple sens du terme : observation de l'apparition du saut, tant dans l'enfance que dans l'histoire de l'humanité ; enquête sur les états extrêmes de conscience, à travers des rencontres ou des témoignages de personnalités exceptionnelles ; réflexion philosophique, morale, pratique pour nous aider à utiliser ces découvertes afin de devenir les 'acteurs de notre propre vie '- Evènement.

Les études menées depuis une dizaine d’années sur la méditation en témoignent : la conscience – qui n’intéressait pas Freud, et pour cause ! – trouve enfin de l’intérêt aux yeux des scientifiques occidentaux. Parmi eux, Philippe Presles, médecin et directeur de l’Institut prévenir-guérir avec David Servan-Schreiber. Dans cet ouvrage, l’auteur fait un point passionnant sur les connaissances scientifiques à propos de la nature de la conscience, puis propose une approche méditative et spirituelle de la pleine conscience. Il nous invite ainsi à user de cette particularité humaine pour développer notre éthique, notre liberté et nos relations aux autres. (Christilla Pellé-Douël). Psychologies


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CHEMIN DES OISEAUX

Je suis convaincu que l'avenir appartient à la non-violence, à la conciliation des cultures différentes. C'est par cette voie que l'humanité devra franchir sa prochaine étape.Stéphane Hessel

Bonne journée à toi Florisse
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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Lun 14 Fév - 15:46



Quelques sélections :

Le rêve d'Amanda Ruth de Michelle Richmond

L'histoire : La narratrice est Jenny, l’amie d’Amanda Ruth dont le rêve était d’aller au moins une fois en Chine, sur la terre de ses ancêtres, le long du Yang-Tsé-Kiang, le troisième fleuve le plus long du monde, jusqu aux vieux villages du barrage des Trois-Gorges, . Seulement voilà Amanda a été étranglée chez elle en Alabama et c’est pour disperser ses cendres dans l’eau du fleuve que Jenny fait le voyage quatorze ans après. Si elle se sent en partie responsable de la mort de son amie, c’est le père de celle-ci qu'elle soupçonne d’être le meurtrier, furieux d’avoir surpris par deux fois sa fille dans des situations équivoques avec ses amies.
Jenny a une autre raison d’entreprendre cette longue croisière ; elle espère ainsi retrouver l’amour de Dave son mari qu’elle est en train de perdre. Le destin cependant en décide autrement et chacun d’eux fait une rencontre décisive qui les éloigne l’un de l’autre plus qu’ils ne pensaient
Jenny, sur le navire, tombe sous le charme de Graham, un homme charmant mais dont un douloureux secret pèse lourd sur la dernière partie de ce voyage qui se révèle pour la narratrice une véritable recherche de sa propre vérité.

Bibliosurf : Roman sur l’amitié au féminin et les aléas du mariage, roman de l’émotion, de la culpabilité et du désir, Le rêve d’Amanda Ruth explore cette interminable envie de maîtriser ce qui n’est pas maîtrisable.
L’auteur Michelle Richmond est l’auteur de trois romans dont le très remarqué succès de librairie, L’année brouillard. Elle vit à San Francisco où elle enseigne l’écriture et dirige le journal littéraire en ligne, Fiction Attic.
Perduedans les livres : Premier roman de Michelle Richmond, le Rêve d’Amanda Ruth est un livre prenant et bouleversant sur la mort, la perte des êtres aimés, l’intolérance, que l’on referme à regret. Le dernier chapitre est magnifique, bouleversant et d’une grande sobriété.
Avantages : Ce livre, une pure merveille narrative, plus que de nous transpoter de lieu en lieu, explore l'intime propre à nous tous.

Paradis inhabité de Ana Maria Matute

L'histoire : Nous sommes à Madrid, dans les années vingt. Adriana a six ans et vit dans une famille bourgeoise. Sensible et rêveuse, elle observe le monde des adultes, ces " Géants ", et lui oppose avec opiniâtreté une licorne échappée de la trame d'un tapis, blanche, énigmatique et symbole de l'enfance qui s'enfuit. Afin de lutter contre l'angoisse qui la saisit à voir ses parents se déchirer, elle renforce ses liens avec sa tante Eduarda, féminine, indépendante et amoureuse de Michelmonamour. Et voici Adriana maintenant adolescente qui noue une amitié incandescente, sinon une passion, avec un de ses voisins, Gravila. Son univers volera en éclats lorsque la guerre civile incendiera l'Espagne.

Babelio : Roman d'une extrême subtilité, Paradis inhabité, évoque l'enfance à jamais enfuie. Une fois de plus, Ana Maria Matute démontre qu'elle demeure un des écrivains majeurs de notre temps.
Boudoirasphodele : Ana Marià Matute, qui a récemment reçu le prix Cervantès pour l'ensemble de son œuvre, possède une écriture subtile et sait comme personne décrire la fragilité des émotions qui animent les enfants. Elle fait dire à Gavi cette phrase magnifique qui résume à merveille tout le livre:"Nous, les enfants, nous sommes de passage".
Un livre nostalgique et poignant qui parlera à nous tous, les enfants qui ont dû grandir.
Le Monde : Délicieuse et navrante, magique et pourtant routinière, cette histoire d'une petite fille qui mûrit devrait enchanter les lecteurs, s'ils acceptent de pénétrer dans le monde complexe, tendre et parfois cruel de l'auteur...
On est charmé par ce texte subtil et foisonnant, une analyse des conséquences d'un abandon parental que l'enfant combat en projetant son amour sur un autre déshérité.

Rouge dans la brume de Gérard Mordillat
L'histoire : Carvin, la trentaine, est ouvrier mécanicien dans une usine du Nord. Sa femme Chantal rêve de confort et de soleil. Ne supportant plus la dureté de leur vie ni les luttes quotidiennes, elle le quitte et emmène avec elle Océane, leur fille de quatre ans. Anath, la trentaine elle aussi, est DRH dans l'usine où travaille Carvin. Elle est mariée à un professeur d'université qui lentement s'éloigne d'elle, perdu dans les livres, l'alcool et d'inavouables secrets.
Rien ne semblait devoir rapprocher Carvin et Anath. Un monde les séparait. Mais quand l'usine est brutalement fermée par ses actionnaires américains, qui rayent de la carte presque 400 emplois, la tempête qui se lève unit leurs destins.
Les ouvriers s'insurgent, occupent le site, incendient le stock, les ateliers, les camions de ceux qui voulaient déménager les machines. La révolte se propage à une deuxième usine, puis à une troisième, portée par l'espoir que le pays tout entier s'embrase.
C'est au cœur du brasier qu'Anath et Carvin se découvrent. Contre toute attente, contre toute raison, c'est dans la lutte que naît leur amour. L'un et l'autre n'ont plus rien à perdre, mais une vie à gagner. Sont-ils fous, criminels, insensés ? Ont-ils une chance de triompher ? Qu'importe !
Dans la folie du temps présent, ils auront su dire non. Ils auront fait entendre leur voix.

Télérama : Brillant vulgarisateur des failles de notre système économique libéral, Gérard Mordillat décrit à merveille la lente agonie d'un secteur industriel condamné à mort ; parvient même à en faire un vrai polar, tout en la décryptant en citoyen militant, en nous alertant. Dommage que les recettes romanesques qui portent le propos soient plus convenues. Habituel héros volage, mais fidèle en amitié virile, courageux, meneur et fier ; habituelle héroïne sexuellement libre mais engagée dans la lutte. Avec les zestes de transgression nécessaires pour pimenter une écriture à l'emporte-pièce : inceste, homo­sexualité inattendue, sueur et désirs torrides....
Bibliosurf : C’est le dernier volet de la trilogie consacrée au monde ouvrier donc, forcément, cela a un aspect de déjà vu (même type de situation, de personnages). Cependant, c’est une entreprise romanesque salutaire puisqu’elle fait entendre ceux qu’on n’écoute jamais. C’est le personnage de Carvin qui est la voix de ces ouvriers devenus des « variables d’ajustement » et quelle voix : beau parleur, cultivé, des valeurs démocratiques et révolutionnaires chevillées au corps, il lutte (physiquement aussi) contre les injustices. De vraies paroles de dirigeants viennent nous rappeler que c’est une fiction qui , malheureusement, s’appuie sur la réalité la plus abjecte quelquefois. Le roman se lit avec passion car Mordillat a le sens du dialogue, du rythme. Les histoires se croisent, les répliques font réfléchir. On ne s’ennuie jamais.

Aesculapius de Andréa H. Japp

L'histoire : Un comté de France, en ce début du XIVe siècle, où l'Inquisition fait rage.
Un médecin condamné à la " Question pour avoir pratiqué des accouchements sans douleur. Une pierre rouge qui a fait couler beaucoup de sang et dont il faut percer le mystère. Des menaces sourdes. Une peur tenace. Et si les ennemis du mire s'en prenaient à Héluise, sa fille, son élève et sa confidente ? Et puis la cabale, et puis l'exil intérieur, et puis la fuite. Héluise contrainte de courir le pays. Druon de Brévaux, lui-aussi mire itinérant, obligé de battre la campagne pour proposer ses services.
Sans oublier Huguelin, garçonnet enlevé des mains sadiques d'une tavernière sans scrupules; la comtesse Béatrice en proie à un complot; une bête monstrueuse qui sème la terreur. Des traîtrises, des revirements, des puissants qui se jouent des humbles, des innocents sacrifiés sur l'autel du pouvoir et tant de pièges à déjouer, d'énigmes à élucider. La Science arrivera-t-elle à déchirer les voiles du mensonge et de l'obscurantisme? Aesculapius est la première aventure de Druon de Brévaux, médecin expert" du Moyen Âge pris dans les mâchoires d'une incroyable machination et en proie à de nombreuses énigmes historiques et mortelles.

Mille et une page : Que vous dire de plus que : "je me suis régalée" et "ruez vous dessus, il sort en poche dans les jours à venir" ? Ah, vous voulez que j'argumente un peu ? Tout d'abord, j'ai aimé car les intrigues du genre de la Bête du Gévaudan, tout ce qui touche aux superstitions, à la supposée sorcellerie et aux progrès de la médecine en parallèle sont des sujets qui m'intéressent. De plus, le personnage d'Héluise-Druon est très intéressant non seulement par ce qu'elle doit endurer suite à la mort de son père mais aussi parce que je la trouve très intelligente et très mesurée. Rien n'est fait dans la précipitation, sa rigueur mêlée de douceur lui permettant d'obtenir des résultats de manière efficace. J'ai aussi aimé découvrir de nouvelles choses sur le Moyen-âge, du vocabulaire qui m'était inconnu.
Le point : Prolifique auteur de polars contemporains et "reine du crime française", Andrea H. Japp postule aussi depuis quelques années à une couronne en matière de thrillers moyenâgeux. Après la foisonnante tétralogie La dame sans terre , elle entame avec Aesculapius une nouvelle saga située à l'aube du XIVe siècle, époque où l'on consacrait plus d'énergie à occire les humains qu'à les soigner. Fille d'un médecin mort dans les cachots de l'Inquisition, la jeune Héluise se voit obligée de se travestir en homme pour mener une existence de mire itinérant. Sous le nom de Druon de Brévaux, cet(te) "Expert(e) " féodal(e) met son érudition au service de la lutte contre l'obscurantisme. Brillante toxicologue de formation, Andrea H. Japp renouvelle ainsi la recette habituelle de la littérature policière médiévale - complots politico-religieux, ambiance millénariste... - avec cet enquêteur d'un tout nouveau genre, concoctant un cocktail diabolique contre lequel il serait vain de chercher un antidote.

La 7ème victime de Alexandra Marinina

L'histoire : Anastasia Karmenskaïa, officier de la police de Moscou, est invitée à une émission télévisée en direct sur " Les femmes aux métiers extraordinaires " - il faut dire qu’en Russie elles sont en tout et pour tout 3 officiers dans la brigade criminelle. Nastia convainc son amie Tatiana, juge d’instruction et auteur de romans policiers populaires, de la suivre dans l’aventure... A quelques minutes de la fin de l’émission, juste derrière un spectateur occupé à poser une question à Nastia, surgit une pancarte : " Puisque tu es si intelligente, devine où tu vas rencontrer la mort ". Quelques jours plus tard, Nadia, 42 ans, ancienne ballerine devenue alcoolique, est invitée chez Le Malade, ce drôle de type qui lui avait demandé de payer un gamin pour brandir la pancarte pendant l’émission, moyennant une somme rondelette. Il a l’air riche, même s’il est étrange, et Nadia se prend à rêver... Elle sera retrouvée morte peu après, dans la banlieue de Moscou, dans un bois.Qui peut bien menacer Nastia et Tatiana, et se débarrasser des témoins avec autant de brutalité ? Est-ce une vengeance ? Un amant éconduit, un délinquant fraîchement libéré ? Celui qu’elles ont surnommé Le Plaisantin est très sérieux. Il multiplie les victimes en laissant des indices derrière lui, comme pour narguer les enquêteurs. Pour éviter de devenir la septième victime, Nastia devra d’abord surmonter sa peur. Et si, malgré toute son intelligence, elle n’était pas à la hauteur de ce Plaisantin si mal nommé ?

Bibliosurf : Marinina raconte la Russie post-communiste, sa violence, sa corruption, mais aussi le quotidien des petites gens, de plus en plus difficile. Son héroïne, Anastasia Kamenskaïa, a beau être officier de police, avec sa paie de 100 dollars par moi, elle subit comme les autres les effets de la récession et vit dans un appartement en plein chantier, faute de pouvoir mener à bien les travaux. Drôle de personnage, soi dit en passant, qui fume comme un pompier, laisse son mari cuisiner, car elle en est incapable, et s’avère excessivement trouillarde quand un serial killer semble la menacer. La 7e victime est l’un des meilleurs livres de Marinina, parmi ceux parus en France, non seulement pour ses aspects sociologiques et psychologiques, mais aussi pour la maîtrise du récit policier lui-même, grâce à une construction astucieuse dans laquelle l’assassin et ses proches se confient à tour de rôle, sans bien entendu que l’on sache qui ils sont, jusqu’aux dernières pages. On est chapka à son destin !

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Mar 8 Mar - 17:13

les filles,

Bon, je crois que je devrais changer le titre de la rubrique

Alors toujours qq'uns pour me faire pardonner... Livres profonds sur les êtres, la relation des uns et des autres, la maladie, la solitude...
Pas très gaie cette sélection me direz-vous, mais je crois que nous pouvons être un jour confronté à ce genre d'histoire, de problème, de relation...

Le Pays de l'absence par Christine Orban

"Minuit. Tandis que je travaille, tu as fait irruption dans mon bureau traînant une couverture, un pull panthère noué autour du cou sur ta chemise de nuit rose pâle pour me dire que tu as froid. Je te raccompagne dans ta chambre. Tu es si frêle, je n'ose même plus poser une main sur ton épaule de peur de te bousculer. Tu avances un pied devant l'autre, centimètre par centimètre... J'ignorais que la fin ressemble au commencement, que les mamans finissent par devenir des enfants, que les plus aguerries d'entre elles, celles qui furent avocates ou femmes d'affaires se recroquevillent un jour et ne savent parfois même plus marcher. Jamais je n'ai eu l'impression d'avoir un appartement aussi grand, le chemin n'en finit pas. »

Et si un jour nous devenions les parents de nos parents ? Si irrémédiablement, les rôles s'inversaient avec le temps ?

Ce dernier roman de Christine Orban prend racine dans une expérience familiale qui va renvoyer nombre de lecteurs à un vécu particulièrement difficile. Alzheimer détruit le cerveau mais aussi les familles et d'abord les enfants.
La personne qui berce une petite peluche, qui veut la protéger et la nourrir comme un animal vivant, celle qui hurle au pied d'un escalator parce qu'elle a oublié comment l'emprunter, celle qui tremble de froid dans une chambre surchauffée, celle qui pleure, terrorisée à l'idée de se retrouver seule dans son lit, c'est la personne qui vous a bercé, consolé, grondé, houspillé, quand vous étiez enfant.
La même personne ? Impossible et pourtant, quand la maladie est là, vous devenez le père, la mère de votre mère ou de votre père. Les enfants deviennent les parents et les parents, les enfants.
Dans son appartement parisien, l'auteur accueille sa mère atteinte par le terrible mal. « Je l'observe. je me demande un instant si elle le fait exprès. »
Cette mère si belle, si orgueilleuse, si égoïste parfois, est à sa merci. Comme l'enfant et l'adolescente qu'elle fut avant que le cordon ne soit rompu. En même temps que le mal la ronge, les réminiscences du passé familial se cognent à cette nouvelle et incompréhensible image. Pas à pas, le monde se rétrécit et se renverse. Un monde à l'envers qui oblige à parler à sa mère comme à un tout petit enfant, comme votre mère ne vous a jamais parlé peut-être. Comme on aurait bien voulu qu'elle vous parle. Avec une tendresse infinie, Christine Orban décrit le quotidien d'un inexorable enfoncement vers le néant, vers l'absence. À petits pas, sa mère s'en va. Le sait-elle ? Le pressent-elle ? Savons-nous s'ils souffrent en de rares instants de retour à la conscience. « À table, elle a réinventé l'écoute flottante, le regard embué qui fixe un point au hasard, le pain, la chaise ou une autre chose sans importance avec cette manie de sursauter quand on lui pose une question. »
Le livre évoque tout de la culpabilité, de la colère, de l'incompréhension, de l'exaspération de ceux qui ont à vivre aux côtés des malades d'Alzheimer. Sans rien cacher des moqueries, des rires étouffés, irrépressibles devant ces parents redevenus enfants qu'il faut cajoler et bercer à son tour. Des parents qui disparaissent, qui s'effacent sous nos yeux, qui sont déjà sur l'autre rive. Ce livre tout en finesse n'inspire jamais aucune tristesse. On se prend même souvent à sourire. C'est la prouesse évocatrice d'un hymne à la vie qui passe.
Françoise Kunzé - L'Union presse

rtbf.be. Culture interroge l'auteure - extraits :
Christine Pinchart : D’emblée, Christine Orban, à l’arrivée du personnage de la mère, on comprend qu’elle est entrée au pays de l’absence ?

Christine Orban : C’est ce qu’on appelle au théâtre, commencer dans le ventre. Je commence directement par une scène forte. C’est la mère qui appelle sa fille et qui lui dit, « j’ai trouvé un petit animal dans la rue, il était blessé et les enfants lui jetaient des pierres ». Et le lendemain, la fille se rend compte que l’animal est en peluche, alors évidemment c’est un choc, et c’est le début de l’histoire.

Vous évoquez souvent la culpabilité, avec l’impression de ne jamais faire ce qu’il faut ?

Christine Orban : Oui, mais c’est toujours culpabilisant d’avoir une maman mélancolique, qui appelle sa fille pour dire qu’elle va mal. La mère n’est jamais là où elle envie d’être, et on a l’impression que c’est notre faute. Tout ça, c’est difficile à vivre et cela me fait souvent dire que le rêve pour les enfants, c’est d’avoir des parents heureux.

Le livre des brèves amours éternelles d'Andreï Makine

Quand l'amour rend plus humain

Nous voyageons, de l'époque soviétique aux lendemains de la chute du mur de Berlin, sur la grande orbite du temps, d'un naufrage politique à un autre, le récit ouvert et clos avec un vieil homme surnommé le poète en captivité, dans un univers où les femmes restent parées de toute leur beauté par la grâce de l'amour. C'est cela, l'âme de ce livre: l'amour rend plus humain. "Bref instant d'éternité où l'homme est libre", commente l'auteur.

Dans le pays de Lénine, condensé de tous les espoirs d'une cité idéale, l'homme déchante, sa liberté censurée, ses amours brimées, comme ces papillons de nuit ivres se brûlant à la lumière, sous l'oeil scrutateur de vieillards tyrans sur des affiches gigantesques démultipliées.

Pourtant Makine nous décrit ce qui pourrait être un paradis, peint aux couleurs du temps, dans une luminosité omniprésente: clarté de la neige, feuillages dorés, grains de raisin pareils à des pépites de lumière, vague blanche d'une pommeraie fleurie gigantesque... Et comme autant de touches impressionnistes, des perce-neige bleutés, le ciel bleu, le rouge d'un car ou de l'amie "chaperon rouge".
L'Express

Andreï Makine , depuis Le Testament français (prix Goncourt et prix Médicis en 1995), a écrit une dizaine de romans, bouclant les destins de ses personnages avec une haute nostalgie, de nobles volutes et quelques coups de griffe au passage. Makine est un fauve follement littéraire. Les livres sont ses quartiers de viande.

Il a fui la cage brejnevienne, mais toujours y ramène son lecteur en traversant d’un bond le cercle de feu: l’actuelle opulence écœurante du capitalisme russe effréné. L’écrivain ne regrette en rien les bâillons ni la misère du socialisme réel. Mais il entend nous restituer les richesses clandestines et souterraines qui s’y déployaient, dans une œuvre qui tisse, d’opus en opus, un testament soviétique.

Ce nouveau récit prend la forme d’un carnet de bal. Chaque chapitre introduit un pincement féminin ressenti là-bas, de la Volga à la mer Noire, par le narrateur entre 8 et 28 ans. Pour ceux qui suivent l’auteur à la trace dans chacun de ses ouvrages, l’univers lancinant (l’orphelinat) et les habituelles obsessions (les oubliés de l’Histoire) sont ici prodigués. La science de la narration, les effets parfois appuyés, l’art des apparitions furtives font toujours mouche. Une fois de plus, dans les anfractuosités d’un régime de fer, les émotions, pures ou brusques, se faufilent avec la grâce des anguilles et la puissance des esturgeons.

À l’ombre des contraintes, les jeunes filles entrevues deviennent sylphides soviétiques, d’autant plus prisées qu’elles renvoient aux morts, aux captifs, aux vaincus. La femme, chez Andreï Makine (ce pourrait être un sujet de thèse), n’est acceptable que dans sa fragilité à peine nubile ou dans sa vulnérabilité propre au grand âge. Rien n’est chez lui jamais plus émouvant que les vieillards ayant survécu à tous les désastres, offrant l’apparence d’anachorètes impossibles à dépouiller davantage. Ce livre en propose un portrait saisissant dans une gare de Crimée.
La croix

Andreï Makine s’est toujours montré très secret sur sa jeunesse : on peut néanmoins penser que Le livre des brèves amours éternelles nous apporte quelques précieuses clés. En une succession de scènes, d’histoires presque indépendantes les unes des autres, nous assistons à la maturation sentimentale d’un jeune Soviétique des années 60 et 70. Au début, c’est un gamin de dix ans placé en orphelinat qui, au cours d’une promenade, rencontre une belle jeune femme en deuil d’un marin, dont il tombe amoureux. A la fin, après bien des brûlures et des éblouissements, le narrateur a vingt-cinq ans, il a appris à se méfier des " orgues extatiques " de l’adolescence et à leur préférer le parfum d’éternité qui se dissimule dans certains paradis fugaces. Cela nous vaut de splendides portraits de femme, comme les éclats d’une mosaïque, enchâssés dans la palpitation du cosmos, la lumière d’un paysage, ou tout simplement dans la laideur d’une banlieue soviétique. Car l’oppression, la guerre, qui étaient au coeur de ses derniers romans, ne se sont pas effacés, mais se trouvent comme tenus à distance par la magie d’une prose toute en suggestions.

Andreï Makine est né en 1957 en Sibérie et vit en France depuis plus de vingt ans. Il est l’auteur, entre autres, du Testament français (prix Goncourt et prix Médicis), de La Musique d’une vie qui a marqué son arrivée au Seuil, de La Femme qui attendait, traduits dans le monde entier. Bibliosurf.

Un homme ébranlé de Pascale Kramer

Présentation de l'éditeur : Elle avait imaginé un presque adolescent, c’était encore un garçon dont la lourde tignasse châtain-roux s’arrêtait haut sur la nuque dans une brusquerie bâclée de coups de ciseaux. Il était petit pour onze ans, son ventre précipitamment rentré faisait ressortir des pectoraux joliment grassouillets. La ressemblance avec Claude était cocasse dans cette chair jeune et sensuelle. Simone se demanda si eux pouvaient la voir. Elle se présenta, tenta un sourire, ne sachant pas si on embrasse encore à cet âge. Il y avait quelque chose d’étonnamment doux et adulte dans cette crânerie timide de onze ans. Simone n’en revenait pas de comprendre qu’il était parfaitement résolu à être là.

À cinquante ans, Claude voit dans la maladie qui le frappe une alliée pour s’évader d’un monde en feu pour lequel il a un jour renoncé à se battre. Mais il y a Gaël, ce fils de onze ans qu’il s’est décidé trop tard à rencontrer, Jovana dont la belle énergie revient le hanter, et sa femme Simone, spectatrice lucide et glacée face aux tourments d’un homme qu’elle aime encore.

Le Monde : Au coeur de cet édifice familial complexe (où il n'est pas toujours aisé de se repérer, au moins dans les premières pages), Pascale Kramer scrute avec lucidité, mais non sans tendresse, la défaite des coeurs et des corps.

Aucun geste, aucune posture, aucun évitement ou relâchement, aucune inflexion de voix ou plainte étouffée n'échappent à sa plume acérée qui débusque les renoncements, les fuites, les non-dits, les mensonges et les faux-semblants. Tout l'art subtil de la romancière tient dans des notations sensorielles (notamment olfactives), une précision des images (par exemple l'"empreinte de sueur refroidie" que caresse Simone pour conjurer sa détresse) et un grand souci du détail d'où surgit un malaise prégnant qui enserre le lecteur, le tenaille.

Un art qui, tout au long de cette chronique d'une mort annoncée, permet à Pascale Kramer de ne jamais céder au pathos. Et de bâtir, à travers ce séisme intime et familial, un roman singulièrement émouvant et dérangeant sur l'ambiguïté des sentiments.

...Le roman de Pascale Kramer parle de remise en question, de sentiments en danger. On s'habitue à tout : à la mort, qui transforme un homme en squelette vomissant, à la fin d'un couple. Mais il suffit d'un adolescent rieur pour que tout soit bouleversé, jusqu'à la mort elle-même. Claude veut à nouveau lutter, y croire, quand Simone pense déjà à l'après...

Pascale Kramer refuse l'empathie, les édulcorants qui sentent la guimauve. Elle écrit frontalement, décrit les gestes, les expressions, en évitant les excroissances stylistiques. Personne n'a le beau rôle dans cette histoire. Ni l'homme « ébranlé », ni l'épouse insensible, ni les autres, qui passent et s'en vont au plus vite.

Dans son précédent roman, L'Implacable Brutalité du réveil, la romancière évoquait l'accablement d'une jeune mère devant un quotidien qui n'était pas un conte de fées. Pascale Kramer retrouve ici ses thèmes essentiels : l'ambiguïté des sentiments, les fuites minuscules et cette fichue culpabilité qui empêche de laisser tomber les apparences et d'être enfin, aux yeux de tous, irresponsable. Christine Ferniot - Télérama

La vie très privée de Mr Sim de Jonathan Coe

Présentation de l'éditeur : Maxwell Sim est un loser de quarante-huit ans. Voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille rit doucement de lui), il s’accepte tel qu’il est et trouve même certaine satisfaction à son état.

Mais voilà qu’une proposition inattendue lui fait traverser l’Angleterre au volant d’une Toyota hybride, nantie d’un GPS à la voix bouleversante dont, à force de solitude, il va tomber amoureux. Son équipée de commis-voyageur, représentant en brosses à dents dernier cri, le ramène parmi les paysages et les visages de son enfance, notamment auprès de son père sur lequel il fait d’étranges découvertes : le roman est aussi un jeu de piste relancé par la réapparition de lettres, journaux, manuscrits qui introduisent autant d’éléments nouveaux à verser au dossier du passé. Et toujours Max pense à la femme chinoise et à sa fille, aperçues dans un restaurant en Australie, dont l’entente et le bonheur d’être ensemble l’ont tant fasciné. Va-t-il les retrouver ? Et pour quelle nouvelle aventure ?

Brouillant joyeusement les cartes de la vérité et de l’imposture, Coe l’illusionniste se réserve le dernier mot de l’histoire, qui ne manquera pas de nous surprendre.

Plus d’une génération va se reconnaître dans ce roman qui nous enchante avec un humour tout britannique, bien préférable au désespoir.

L'Express - extrait : A l'heure d'Internet et du monde des téléphones portables où l'on peut être joint n'importe où et à tout moment, on se retrouve ici en compagnie d'un homme dont la solitude jalonne le quotidien. Lui qui est réceptif au charme des voix, dont la vie amoureuse est désastreuse, le voilà rendu à converser avec son GPS à la voix craquante: il se confiera à lui et par la même occasion à nous. Max est attendrissant, touchant, et la découverte de son passé nous remue autant que lui.

Jonathan Coe a une écriture très poétique: cet ouvrage, assez réussi, nous explique la détresse humaine face à de l'incompréhension! L'auteur nous livre avec beaucoup d'humour les facettes de la société actuelle, individualiste et rongée par le pouvoir de l'argent. Chaque personnage est habilement décrit, leur apparition dans le récit marque à chaque fois une nouvelle étape pour Max.

Magazine littéraire - extrait : Faut-il éprouver un terrible sentiment de solitude, aux confins de la plus grande misère morale, dans la conscience de l’isolement absolu parmi ses contemporains, pour en être réduit à tomber amoureux de la voix de son GPS ? Pourtant, c’est possible. Enfin, en Angleterre surtout. Chez eux, il en est même qui baptisent cette voix « Emma » en hommage non à la Bovary mais à la Thomson ; ils lui parlent et se confient volontiers à elle, une voix anglaise, mais pas très BBC, calme, posée, si rassurante lorsqu’elle murmure « Vous êtes arrivé à destination », une voix qui met le conducteur en confiance, ce qui n’est pas rien. Si vous ne me croyez pas, lisez La Vie très privée de Mr Sim, car tout ce que rapporte Jonathan Coe dans ses romans est vrai. La voix d’Emma est bouleversante et rien ne séduit Mr Sim comme la voix d’une femme.

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Dim 3 Avr - 8:12

Deux ouvrages parmi d'autres....

Quand tu n'étais pas là de Laura Bloom

L'histoire : Summer Hill, une banlieue de Sydney, dans les années 1940.
Pour les femmes restées au pays, la guerre est aussi une épreuve. Sans nouvelles de son mari, mobilisé dans le Pacifique, Catherine est persuadée qu'il est mort. Ne supportant plus la solitude, elle finit par trouver du réconfort auprès d'un soldat américain. Mais, en février 1946, son époux revient. Hanté par le souvenir des combats, il n'est plus le même homme. Catherine est quant à elle rongée par la culpabilité.
Car l'adultère n'est pas le seul de ses secrets.
Avec ce roman remarquable de justesse psychologique, Laura Bloom évoque de façon subtile les drames intimes engendrés par la guerre et offre le magnifique portrait d'une femme qui assume ses choix envers et contre tous.

Critiques : Jeune romancière australienne, Laura Bloom met en scène avec justesse - et sans jamais porter de jugement moral - les déchirements et les dilemmes de ses personnages. Un récit superbe, profondément émouvant. - Actualité-littéraire.com
Avec ce roman remarquable de justesse psychologique, Laura Bloom évoque de façon subtile les drames intimes engendrés par la guerre et offre le magnifique portrait d'une femme qui assume ses choix envers et contre tous. - Laprocure.com
...Fait de tendresse et d’amour où les différents personnages s’intègrent avec justesse, on découvre et on savoure chaque page comme une belle tranche de vie et d’amour…
Cette histoire saura toucher par son émouvante héroïne et son destin amoureux hors-norme, un très bon moment de lecture ! - Leschroniquesdemadoka

L'oeil du tsar rouge de Sam Eastland

L'histoire : 1929, Sibérie. Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? Dans ce thriller historique, Sam Eastland, relève le double défi de faire renaître un pan d’histoire passionnant et de faire surgir des forêts de Sibérie un héros brillant, torturé, cynique et terriblement attachant.

Dans ce thriller historique, Sam Eastland, relève le double défi de faire renaître un pan d'histoire passionnant et de faire surgir des forêts de Sibérie un héros brillant, torturé, cynique et terriblement attachant. Chapitre

Le lecteur est tenu en haleine grâce à une alternance de chapitres évoquant le passé de Pekkala et d'autres décrivant l'enquête. Cette mission est menée par Pekkala et Kirov, mais également par Anton, le propre frère de «l'œil du tsar», qui est, lui, un révolutionnaire. L'auteur réussit à trouver le bon dosage entre réalité et fiction. Le figaro

Nota : Ne pas lire le 4ème de couverture si vous ne souhaitez pas être privé d'une partie du suspense.

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MessageSujet: Re: Une semaine, un livre....   Ven 13 Mai - 9:54

les filles,

Un moment que je ne suis pas venue... démarches et cartonnage sont en partie responsable... mais aussi un peu de paresse je l'avoue

Voici une petite liste qui me semble intéressante... à vous de rajouter si vous ressenter le besoin de partager vos lectures, vos coups de coeur

Mauvais genre de Naomi Alderman

L'histoire : Une éducation anglaise. Après la communauté juive orthodoxe qui était au centre de 'La Désobéissance', Naomi Alderman s'intéresse dans 'Mauvais genre' à un autre cercle très fermé : la prestigieuse université d'Oxford. Portrait d'un groupe d'amis réuni autour du séduisant (et manipulateur) Mark Winters, ce roman initiatique raconte les premières amours, les soirées inoubliables, mais aussi le désenchantement et les bouleversements intimes de cet âge de déraison qu'est la jeunesse.
Dans la lignée du Maître des illusions de Donna Tartt, Mauvais genre révèle la perversité cachée derrière les façades impeccables d'Oxford, ce monde faussement exemplaire qui prépare à tout sauf à la réalité.

Critiques :... Alderman brasse généreusement les thèmes (l’argent et les rapports sociaux, le flirt homo, le sentiment tragique du nevermore…) dans ce roman complexe, captivant et très british, qui renouvelle avec virtuosité la tradition du campus novel.
Dominé par le portrait du très ambigu Mark Winters, ‘Mauvais genre’ est plus qu’une confirmation pour l’une des romancières britanniques les plus talentueuses de sa génération. Evènement

Une enfance ultramarine de Anne-Sophie Constant

L'histoire : "Je ne l’ai pas entendu venir. Accroupie sur le plancher de la véranda, je pousse un bateau imaginaire dans le
trou où se sont réfugiées les minuscules fourmis noires que j’ai suivies jusqu’à cette faille entre les planches. Sans cet infime mouvement, il n’y aurait rien. Rien que la torpeur de l’heure de la sieste. Rien que la chaleur et ce léger grattement de la brindille que je pousse. Rien que le silence qui s’étale autour de moi comme une eau lourde. Il n’y a aucun bruit. Même pas de vent dans les arbres. Je n’ai pas encore quatre ans. Mes parents dorment. Je goûte le silence, le vide, la pesanteur du jour. Je sens la chaleur s’appuyer sur mes épaules dans la pénombre du grand toit. Et puis, elle a dû faire un mouvement ou c’est le bébé qui a bougé. Et je me suis retournée."
Le récit d’une enfance dans toutes les France d’Outre-mer. L’histoire d’une petite fille affrontée trop tôt à la beauté et à la cruauté du monde, au gré des mutations de son père, médecin militaire, dans l’ancien empire des colonies : Cayenne, Batouri, Djibouti, Vientiane… Le façonnement d’une identité française vécue aux quatre coins du monde, éprouvée dans les livres. Une célébration de la littérature comme pays originel.
Ecriture lyrique, beauté des évocations : la trace sensible d'un monde disparu.

Quand la nuit de Cristina Comencini

L'histoire : Marina se sent abandonnée, dort peu et s’en veut de ne pas être la mère parfaite qu’elle rêverait d’être. Un été, elle décide de partir seule en vacances avec son fils de deux ans, dans un petit village reculé des Alpes, à la frontière autrichienne. Son mari ne la rejoindra que plus tard. Elle loue le premier étage de la maison d’un montagnard, Manfred, homme sauvage et taciturne qui a grandi dans un refuge. Ses deux frères et lui ont été élevés à la dure par leur père, car leur mère, n’en pouvant plus de cette vie morne et silencieuse, s’est enfuie avec un Américain de passage. Manfred, plus encore que ses frères, marqué par l’absence maternelle, incapable du moindre geste de tendresse, voue aux femmes une haine profonde, et Marina va très vite attiser son animosité et ses frustrations. Lorsqu’un soir l’enfant est blessé, Manfred se met sur la piste d’unvérité inavouable, qui révélera bientôt sa propre part d’ombre…
Ils s'esquivent puis se trouvent, comme si le monde était soudain à eux. Dans ce roman intimiste écrit à deux voix, Cristina Comencini fait jaillir du silence des personnages, du paysage minéral qui les entoure, torrents, roches, éboulis, une prose enivrante et désespérée. Sommes-nous faits pour vivre avec l'autre ? Et si non, qu'en sera-t-il de nous ?

Critiques : Construit sur l’alternance de deux monologues subjectifs, hanté par la question de la maternité qui ­marque au fer rouge chacun des personnages, ce roman prend le lecteur en otage et le force à plonger dans ses propres ­zones d’ombre. Marie-Claire
Une passion en haute montagne, des questions sur les places des hommes et des femmes, une interrogation sur la maternité : ce roman qu’on dévore, c’est tout cela à la fois. Elle.

Les heures silencieuses de Gaëlle Josse

L'histoire : Journal intime de Magdalena, épouse de Pieter van Beyeren, administrateur de la Compagnie néerlandaise des Indes Orientales. Issue d’une famille de riches armateurs, la jeune femme évoque sa déception de n’avoir pu succéder à son père, sa rencontre avec son mari, les failles de son existence et surtout un souvenir qui l’oppresse : le meurtre dont elle a été le témoin, enfant.
S’inspirant d’un tableau réalisé par Emmanuel de Witte, Gaëlle Josse imagine la vie de la femme qui y est représentée de dos, penchée sur son épinette. Chaque détail de la toile est prétexte à développer un aspect du quotidien de celle qu’elle baptise Magdalena. L’auteur parvient à recréer l’atmosphère liée à une époque reculée et à un lieu aussi particulier que l’est un port. Les détails de la vie domestique, les préoccupations professionnelles des armateurs, les découvertes de nouveaux produits rapportés d’outre mer, les inquiétudes de la mère de famille, tout est dépeint avec vraisemblance. Les confessions de Magdalena sont émouvantes car, sans se plaindre, elle mesure les malheurs et les déceptions qui ont jalonné sa vie et celle de ses proches. Elle exprime, dans un style à la fois simple et doucettement lyrique, le dépit de ceux qui ont pris conscience des limites de l’être humain, de ses imperfections, et qui en prennent vaillamment leur parti. Le lecteur se laisse prendre par ce texte aussi court que profond, comme happé par l’œuvre de Witte. Et une fois le livre refermé, il peut poursuivre l’expérience en contemplant le tableau d’où tout est parti. Avec Les heures silencieuses, Gaëlle Josse offre un premier roman qui en fait espérer d’autres.

Critiques : La structure du roman, sous forme de journal intime, permet à l’auteur de dévoiler petit à petit les facettes du caractères de son personnage, qui raconte sa vie de manière aléatoire et non chronologique, au gré de ses pensées.
J’ai été enchantée de cette petite lecture, très courte, qui m’a plongé le temps de quelques pages dans les Pays-Bas du XVIIème siècle. Un temps où les femmes devaient tenir leur maison en ordre, ne travaillaient pas, du moins dans certaines classes sociales et tenaient leur place. Un temps aussi où les époux ignoraient tout de ce qui se passait vraiment dans la tête de leur conjoint et où chacun était au fond bien seul. Gaëlle Josse décrit parfaitement les troubles, les tourments et les sentiments vécus par Magdalena. Je regrette malgré tout que ce récit soit si court et que les différents aspects de la vie de l’époque ainsi que les épreuves subies par la narratrice n’aient pas été davantage développés. Cela me frustre toujours un peu que les romans soient si brefs. Chaplum
... Gaëlle Josse habille la voix de sa narratrice d’une lumière douce, telle celle se promenant sur le tableau du peintre Emmanuel De Witte (couverture du livre). Par petites touches sensibles et silencieuses, et au-delà du journal intime, l’auteur redessine une époque et un lieu. Les odeurs se mêlent aux confessions les plus intimes de Magdalena et le lecteur devient captif de la langue et du moment. Un premier roman remarquable. Evènement.

et un polar...

Une nuit sur la mer de Patricia MacDonald

L'histoire : Shelby est une femme indépendante. Elle a élevé seule sa fille Chloé, qui semble mener une vie sans problème entre son deuxième mari, Rob, leur petit garçon, Jeremy, et son job de secrétaire médicale.Pour Noël, Shelby décide d’offrir au jeune couple une croisière en amoureux dans les Caraïbes. Un cadeau qui va se révéler fatal : Chloé disparaît en mer, tombée selon toute évidence du balcon de sa cabine. Les caméras de surveillance ont filmé la jeune femme titubant en état d’ivresse dans les coursives.Mais Shelby ne peut accepter cette explication. Elle sait bien que sa fille, comme elle-même, déteste l’alcool. Qu’est-il vraiment arrivé à Chloé cette nuit-là sur le bateau ?
Pour défendre la mémoire de sa fille, Shelby décide envers et contre tous de mener son enquête. Au péril de sa vie. Une héroïne attachante, un scénario impeccablement construit, un dénouement insoupçonnable, jamais Patricia McDonald n’aura autant mérité sa réputation de reine du suspense psychologique.

Critiques :... Patricia MacDonald réalise avec Une nuit, sur la mer un scénario implacable admirablement maîtrisé même si au départ on pourrait croire à une histoire formatée à l’américaine. Le personnage de Shelby, sa pugnacité, son combativité, son refus d’accepter la déchéance larvée de sa fille, ses appréhensions envers les différents protagonistes qu’elle va être à même de côtoyer lors de son enquête incite le lecteur à entrer en empathie avec elle. Les sentiments ressentis par Shelby sont analysés avec finesse, sans pathos, montrant une femme énergique qui passe par des moments de faiblesse tout en sachant toujours rebondir alors qu’elle pourrait être amenée à baisser les bras. Patricia MacDonald met également l’accent sur de petits travers américains comme leur disposition à régler leurs problèmes au tribunal. Son patron « lui avait dit un jour que c’était au tribunal que les Américains pleuraient leur morts ». Elle donne aussi un petit coup de griffe au système de protection sociale, système que devait révolutionner Obama mais qui semble actuellement mis en veilleuse.... Bibliosurf
Mer synonyme de repos… impossible à regarder pour une mère à qui on a annoncé que sa fille a chuté de son bateau de croisière. Ses souvenirs lui glissent entre les mains, tout s’échappe… Elle ne peut stopper ce navire qui repart emportant certainement à son bord des réponses… Même si les doutes l’envahissent, elle va mener son combat pour savoir la vérité. On ne devrait jamais avoir à comparer « amour filial» et « amour conjugal» mais certains événements donnent lieu à cette confrontation qui fait des étincelles.
Un roman de suspense palpitant où les secrets de famille et la psychogénéalogie rythment le récit.Zone Livre


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